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Alger
lundi 8 août 2022

Pièce théâtrale «Quand la conscience est absente»: Une image comique sur une réalité vécue

La cause palestinienne est défendue par tous les moyens en Algérie. Il s’agit d’une position déclarée par les officiels comme par la population. Le théâtre est un moyen parmi d’autres, utilisé pour mettre la lumière sur la situation politico- sociale de ce pays frère.

Par Abla Selles

Une comédie sur la position de certains pays arabes vis-à vis de la cause palestinienne était présentée lundi à Alger, devant un public réduit à cause de la pandémie de Covid-19. Intitulée «Quand la conscience est absente», cette pièce de théâtre était accueillie par le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (TNA). Mise en scène par Abderrahmane Houche sur un texte de Boualem Azizi, «Ki yghib edhamir ya rai», le titre du spectacle en arabe, la pièce fait le procès des dirigeants de certains pays arabes qui ont lâché les Palestiniens dans leur combat contre l’occupation.
Tout commence par un débat entre le prince et son vizir, sur les difficultés financières auxquelles fait face le royaume, avant que le vigile les interrompe pour annoncer l’arrivée d’une émissaire.
Accueillie au palais royal, l’émissaire dit être porteuse d’un message d’un juif se présentant comme un cousin du roi. Sa demande consiste à aider le royaume en difficulté, en contrepartie de la concession d’un terrain sur le territoire pour y fonder un Etat. Charmés par la beauté de l’émissaire, le roi et son vizir approuvent la demande de
l’émissaire malgré l’opposition d’El Berrah, incarné par le comédien Karim Majer.
Servi par des comédiens amateurs, à l’image de Soumia Belmouri, le spectacle n’a pas réussi à accrocher le public, peu nombreux d’ailleurs, en raison de lourdeurs dans les dialogues qui traînent en longueur, causant ainsi une «chute du rythme».
Le public aura certainement décroché dans le tableau relatif au procès de personnes coupables de vols. Pour le metteur en scène, le tableau du voleur de pain a effectivement chahuté le fil conducteur de cette pièce, qui est l’hypocrisie et la connivence avec l’ennemi. Le texte a été agrémenté de poèmes classiques arabes, déclamés sur scène par les comédiens.

A. S.

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