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mardi 28 septembre 2021

Pétrole: L’Opep prévoit une hausse de la demande jusqu’en 2022

L’Opep voit la demande mondiale de pétrole continuer à s’accélérer au moins jusqu’en 2022, selon son rapport mensuel publié jeudi. La demande devrait croître cette année de 6 millions de barils par jour (mb/j), pour atteindre en moyenne 96,6 mb/j, estime l’Organisation, confirmant ses précédentes prévisions.

Par Farid M.

Pour 2022, l’Opep anticipe une hausse supplémentaire de 3,3 mb/j, à quelque 99,86 millions de barils chaque jour, la barre des 100 millions étant même franchie au cours du second semestre. Ce boom devrait être alimenté par les pays non-Ocde, la Chine et l’Inde dépassant leurs niveaux de consommation d’avant-Covid, qu’il s’agisse de carburants pour le transport ou de besoins industriels (pétrochimie). Pour ce qui est de l’offre, du côté des pays producteurs non membres de l’Organisation, elle devrait croître de 2,1 mb/j en 2022, venue des Etats-Unis, du Canada, de Norvège ou du Brésil. Mais leur investissement «amont», dans l’extraction et l’exploration, ne devrait pas connaître une croissance marquée, loin en tout cas de l’année 2013, note le rapport. Quant à la production de brut de l’Opep, elle a crû en juin de 590 000 b/j par rapport à mai, à quelque 26,03 mb/j, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport. Au 2e trimestre, la production de brut de l’Opep a atteint en moyenne 25,5 mb/j, soit 1,6 million de moins que la demande, toujours selon des sources indirectes. Pour 2021, les prévisions de demande pour le brut de l’Opep sont à 27,7 mb/j, environ 5 mb/j de plus qu’en 2020. Pour 2022, cette demande serait à 28,7 mb/j. Après avoir l’an dernier restreint sa production pour soutenir les cours pendant la crise, l’Opep est désormais décidée à desserrer le robinet. Mais début juillet, les treize membres de l’Organisation et leurs dix alliés (Opep+) se sont séparés sans accord sur leurs niveaux de production à compter du mois d’août. Des concertations se déroulent depuis en coulisse, suivies avec attention par les marchés.

Le Sahara Blend algérien s’est apprécié de 4,5 dollars en juin
Les cours du Sahara Blend, le brut de référence algérien, ont progressé de 4,5 dollars en juin dernier, grâce notamment à la hausse de la demande sur les marchés internationaux, a indiqué l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)s dans son dernier rapport mensuel publié jeudi.
La moyenne mensuelle des prix du brut algérien est passée de 67,81 dollars/baril en mai dernier à 72,31 dollars en juin, soit une hausse 6,6 %, selon la même source.
Le prix du brut algérien est établi en fonction des cours du Brent, brut de référence de la mer du Nord, côté sur le marché de Londres avec une prime additionnelle pour ses qualités physico-chimiques appréciées par les raffineurs.
La hausse du Sahara Blend intervient dans un contexte d’évolution positive générale des prix au marché pétrolier mondial en juin. Le prix moyen du panier de l’Opep a augmenté de 4,98 dollars (+7,4 %) par rapport au mois de mai, pour s’établir à 71,89 dollars/baril. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis octobre 2018 pour le panier de l’Opep.
Selon le rapport, les investisseurs ont affiché davantage d’optimisme quant aux perspectives de reprise de la demande pétrolière dans un contexte d’anticipation d’un marché mondial plus tendu au cours du 2e semestre 2021.
Le rapport de l’Opep indique, par ailleurs, que la production de l’Algérie en juin a atteint 901 000 barils par jour (Mbj), soit une légère hausse de 10 000 barils par rapport la production moyenne de mai (891 000 Mbj). Pour leur part, les pays de l’Opep ont produit 26,034 Mbj en juin, contre 24,448 Mbj en mai, en hausse de 586 000 baril/jour, selon des sources secondaires.
F. M.

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