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dimanche 4 décembre 2022

Pétrole: Le Brent remonte à plus de 52 dollars

Les prix du pétrole entamaient hier leur première séance de l’année en hausse, les deux cours de référence retrouvant même des plus hauts en dix mois, avant la décision très attendue par le marché de l’Opep+ sur le niveau de production de février.

Par Salem K.

Hier matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars gagnait 1,53 % à Londres, à 52,59 dollars, peu après avoir touché 53,33 dollars, un prix plus vu depuis le 3 mars 2020.
Le baril américain de WTI pour le mois de février grimpait de son côté de 1,01 % à 49,01 dollars, après avoir grimpé à 49,83 dollars, flirtant avec la barre des 50 dollars qu’il n’a plus franchi depuis le 26 février dernier.
Le marché a les yeux braqués vers le sommet ministériel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés via l’accord Opep+, qui se tiendra une fois de plus par visioconférence et dont l’heure de début a été avancée à 13h30 GMT (14h30 heure algérienne).
Les producteurs de l’Opep+ prêts à ajuster les niveaux de production
Les pays signataires de la Déclaration de coopération (Doc) sont prêts à ajuster les niveaux de production en fonction des conditions et développements du marché pétrolier international, a déclaré le Secrétaire général de l’Opep, Mohamed Barkindo. «Les résultats de la réunion ministérielle (Opep+) du 3 décembre ouvrent la voie à un retour progressif de 2 mb/j sur le marché au cours des prochains mois, tandis que les pays participants sont prêts à ajuster ces niveaux en fonction des conditions et développements du marché pétrolier international», a indiqué M. Barkindo lors de la 47e réunion du Comité technique conjoint (JTC), tenue dimanche. Cette réunion a précédé la 25e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC) et la 13e réunion ministérielle de l’Opep et non-Opep prévues pour hier, a précisé l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans un communiqué publié sur son site web. Le JTC est le groupe de réflexion technique du JMMC. Après avoir remercié les membres du Comité pour leurs efforts «inlassables au cours de l’une des périodes les plus instables de l’histoire de l’industrie pétrolière», le Sg de l’Opep est revenu sur les décisions «proactives et décisives» prises par les pays de la DoC en avril, juin, septembre et décembre 2020.
Il a, dans ce cadre, qualifié ces actions d’audacieuses et opportunes des pays participants à la DoC tout au long de la crise du Covid-19. «Collectivement, nous avons apporté une réponse sans précédent à un choc de marché sans précédent et nous continuons à mener l’industrie sur la voie de la reprise», a déclaré Barkindo, cité dans le communiqué de l’Opep.
Selon le Sg de l’Opep, l’économie mondiale devrait croître de 4,4 % en 2021, notant que les récents développements du vaccin Covid-19 ont injecté de l’optimisme dans l’économie et le marché pétrolier. Concernant les développements du marché pétrolier, il a déclaré : «Nous prévoyons que la demande de pétrole brut passera de la marche arrière à la marche avant et augmentera à 95,9 mb/j cette année, un gain de 5,9 mb/j à partir de 2020. Les pays non membres de l’OCDE seront aux commandes avec une croissance d’environ 3,3 mb/j». Le Sg de l’Opep a conclu en soulignant la nécessité de continuer à travailler ensemble dans le cadre de «la DoC historique au profit des producteurs, des consommateurs et de l’économie mondiale en général». A noter que les deux Comités, à savoir le JTC et le JMMC, ont été créés sous l’égide de la DoC, qui a été signée lors de la première réunion ministérielle de l’Opep et non-Opep le 10 décembre 2016 à Vienne, en Autriche.
Les mandats du JMMC et du JTC incluent l’examen des conditions et de l’évolution du marché mondial du pétrole, ainsi que le suivi des niveaux de conformité aux ajustements de production volontaires adoptés par les 13 pays membres de l’Opep et les dix principaux pays producteurs de pétrole non membres de l’Opep. Les producteurs de l’Opep+, dont l’Algérie, ont tenu hier leur 13e réunion ministérielle, afin d’examiner la situation du marché pétrolier international et les perspectives à court terme. Pour enrayer la chute des prix de brut, causée notamment par la pandémie Covid-19, ces pays avaient conclu un accord qualifié d’historique en avril dernier, portant une baisse de production massive s’étalant sur deux ans. Et face à la seconde vague de Covid-19, ils ont décidé en décembre de reconsidérer l’augmentation prévue de 1,9 Mb/j et de la réduire de 500 000 b/j. Cette décision est entrée en vigueur ce début janvier, sachant que les engagements pris depuis avril par les pays de l’Opep+ ont permis de rétablir progressivement les prix qui ont dépassé 50 dollars le baril en début décembre. Les prix des 13 bruts du panier de l’Opep, dont le pétrole algérien, ont terminé le mois de décembre écoulé à 50,24 dollars.
S. K.

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