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lundi 26 septembre 2022

Pétrole: Le baril de Brent progresse à 93,88 dollars

Les cours du pétrole évoluaient sans grand mouvement hier, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) tablant sur une croissance de la demande en 2022 moins forte que prévu mais toujours robuste, et qui renouerait avec son niveau pré-Covid en 2023.

Par Salem K.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre prenait 0,76 %, à 93,88 dollars.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en octobre montait quant à lui de 0,76 %, à 87,96 dollars.
En fait, les reconfinements en Chine pèsent sur la croissance de la demande mondiale de pétrole, a souligné, hier, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui a revu très légèrement à la baisse ses prévisions pour 2022 mais anticipe un rebond pour 2023.
Cette année, la demande mondiale de pétrole devrait croître de 2 millions de barils par jour (mb/j), au lieu des 2,1 millions précédemment prévus par l’AIE, pour atteindre 99,7 mb/j.
Mais en 2023 elle dépasserait ses niveaux pré-Covid, à 101,8 mb/j, si la Chine rouvre comme prévu.
De façon globale, même ralentie, la croissance du pétrole reste soutenue notamment parce que, par exemple au Moyen-Orient ou aux Etats-Unis, il bénéficie d’un recours au détriment du gaz, devenu très cher.
Selon ce rapport mensuel, l’offre mondiale de pétrole a quant à elle crû de 790 000 barils par jour en août par rapport à juillet, pour atteindre 101,3 mb/j, avec une forte reprise en Libye et dans une moindre mesure en Arabie saoudite et dans les Emirats, compensée cependant par un recul au Nigeria, au Kazakhstan et en Russie.
Jusqu’en décembre, la production devrait voir sa croissance encore ralentir, l’AIE affichant désormais une prévision de 100,1 mb/j en 2022 (et 101,8 mb/j en 2023).
En ce qui concerne la Russie, ses exportations de pétrole ont atteint en août 7,6 mb/j (soit
390 000 barils par jour de moins qu’avant la guerre en Ukraine), pour des revenus à l’export estimés à 17,7 milliards de dollars (1,2 milliard en moins).
L’UE et la Grande-Bretagne ont fait baisser leurs achats de brut à la Russie de 880 000 barils/jour depuis le début de l’année, à quelque 1,7 mb/j.
En revanche, leurs importations américaines ont augmenté de 400 000 barils/j, à quelque 1,6 mb/j, de même que leurs imports d’Irak, Norvège ou encore Arabie saoudite.
S. K.

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