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mercredi 22 mai 2024

Permissivité

Dans plusieurs pays occidentaux, les expériences de dépénalisation de stupéfiants s’avèrent plus néfastes que positives et leurs instigateurs font désormais piteusement machine arrière. Au début du mois d’avril, les maires de villes progressistes aux États-Unis avaient déjà annoncé l’arrêt de la dépénalisation de drogues dures, les résultats ayant mené à une forte hausse de la consommation et de la criminalité. Cette semaine, c’est au Canada que l’on jette l’éponge sur cette question clivante. La province canadienne de Colombie-Britannique est en effet revenue vendredi sur sa politique de dépénalisation de petites quantités de certaines drogues, à la suite de critiques sur leur usage croissant dans l’espace public. L’an passé, cette province de l’ouest du pays avait pris la décision de ne plus pénaliser la possession de moins de 2,5 grammes de cocaïne, d’héroïne, de fentanyl ou d’autres drogues dures pour usage personnel, afin de lutter contre la crise des opiacés qui fait des ravages. Le but était de ne plus faire porter le stigmate sur les usagers, pour en faire davantage une question de santé publique. Mais la prise de drogue sur les lieux publics, notamment dans les parcs, rues, plages, hôpitaux, a fortement augmenté. «Notre première priorité demeure la sécurité. Et si nous prenons soin de ceux qui font face aux addictions, nous n’acceptons pas le désordre dans les rues qui rend les gens inquiets pour leur sécurité», a déclaré le Premier ministre de la province, le progressiste David Eby. La police pourra désormais saisir les drogues illégales et pousser un utilisateur à quitter la zone ou l’arrêter. Mais les petites possessions restent dépénalisées à domicile, selon un communiqué. Plus au sud, l’État américain de l’Oregon a annoncé début avril qu’il allait repénaliser la possession de petites quantités de stupéfiants à partir de septembre, après avoir été le premier État américain à dépénaliser toutes les drogues. Ces expériences à grande échelle ont ainsi rapidement prouvé que les anciennes ritournelles utopistes de la gauche étaient malheureusement inapplicables dans la réalité. D’autres théories gauchistes, telles que celles ayant inspiré le mouvement «defund the police» («ne plus financer la police») se sont aussi heurtées à la brutalité du monde réel avec une montée en flèche de la criminalité et de la délinquance partout où les effectifs de police ont été diminués et où leurs prérogatives ont été revues à la baisse. Au final, ces expériences ont toutefois eu du bon, car aujourd’hui, contrairement à hier, les gauchistes qui réclamaient la mise en place de mesures laxistes ne peuvent plus assurer que ces méthodes n’ont jamais été tentées pour lutter contre le crime, car plutôt que de le faire baisser, la permissivité et la complaisance de l’exécutif ont fait exploser la violence en tout genre aux dépens de la majorité de la population qui, elle, n’aspire qu’à une vie sereine.

 

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