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mardi 27 septembre 2022

Pedro Sanchez, président du Gouvernement espagnol à Alger: «L’Algérie, un partenaire stratégique pour l’Espagne»

A l’issue d’une visite officielle de deux jours, Pedro Sanchez, président du Gouvernement espagnol, a quitté jeudi Alger. Accompagné d’une importante délégation, il a, durant son séjour, rencontré le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Outre le volet économique et celui des flux migratoires, il a été question durant cette audience de «perpétuer la tradition de concertation entre les deux pays sur des questions régionales et internationales d’intérêt mutuel».

Par Lynda Naili

Dans une déclaration à la presse au terme de l’audience présidentielle, M. Sanchez a affirmé que «l’Algérie est un partenaire stratégique extrêmement important pour l’Espagne et l’Europe» et «nous veillons à approfondir ces relations privilégiées qui lient nos deux pays». L’Algérie, ajoutera-t-il, «joue un rôle extrêmement important pour ce qui est de la stabilité de la région, particulièrement dans la région du Maghreb et au Sahel, et nous veillerons à renforcer la coopération dans ce cadre». Il dira également que cette visite a constitué une opportunité pour les deux pays d’exprimer «leur profonde volonté de tenir une rencontre de haut niveau en 2021, et ce, pour traduire la qualité des relations bilatérales». «Cette visite constitue (également) un premier pas qui se poursuivra par la rencontre de haut niveau prévue en Espagne, à travers laquelle nous œuvrerons à réitérer la volonté de coopération commune dans l’intérêt des deux pays», ajoutera-t-il, tout en estimant que cette «coopération peut être établie dans plusieurs domaines, pas seulement dans ceux de l’Energie et du Commerce, mais aussi dans les domaines de la sécurité et de l’Intérieur, et particulièrement en matière de lutte contre les flux migratoires». Sur ce dernier point, il fera part de la détermination des deux gouvernements «à faire face au problème migratoire qui constitue un défi pour les deux parties, pas seulement pour les pays d’accueil mais aussi pour les pays de transit», ajoutant que «nous œuvrons à travers plusieurs approches à faire face à ce problème, pas seulement par une approche sécuritaire mais aussi par l’aide et l’encouragement des pays d’origine à travers le développement économique et le soutien des jeunes pour leur offrir des opportunités de travail et les encourager à s’abstenir de la migration».

Climat d’affaires «encourageant» en Algérie 

Qualifiant le climat d’affaires en Algérie de «très avantageux et encourageant», M. Sanchez estimera que le nombre important de sociétés espagnoles qui l’ont accompagné durant cette visite, témoigne de leur intérêt pour investir en Algérie. «Certaines y exercent depuis 50 ans et ont apporté des avantages ayant profité aux deux pays», soulignera-t-il. S’agissant de la règle 49/51, il a considéré que son amendement favorisera les investissements étrangers en Algérie, au moment où il existe des opportunités de diversification des investissements. Selon lui, «le volume des investissements et échanges commerciaux entre les deux pays est certes (actuellement) important, mais ne reflète pas les potentialités des deux pays dans le domaine économique». Aussi, a-t-il mis en avant les opportunités d’approfondir et de renforcer la coopération économique à moyen et long terme, offertes aux deux pays, notamment dans les domaines de l’énergie, du numérique, de l’industrie agroalimentaire, de la défense, de l’environnement, de la technologie, de l’ingénierie et des bureaux d’études et le soutien et l’encouragement des start-up. A ce propos, il a mis en avant «l’importance» du Mémorandum d’entente signé jeudi au soutien au développement rural, soulignant que «la lutte contre les changements climatiques figure également dans l’agenda de la coopération bilatérale». Evoquant sa rencontre avec les hommes d’affaires des deux parties, il a précisé qu’elle avait «permis de passer en revue les projets sur lesquels nous travaillons, dont le câble de fibre optique installé l’année dernière pour raccorder les deux pays ainsi que les projets d’investissement à Haoud El Hamra». L’Algérie est, dira-t-il, un partenaire très important de l’Espagne, en témoigne les 550 sociétés espagnoles qui exercent en partenariat avec leurs homologues algériennes au mieux de l’intérêt des deux pays à travers la création de richesse et d’emplois. Dans ce contexte, il estimera que la pandémie de Covid-19 qui a fortement impacté l’économie espagnole, peut «constituer une opportunité pour renforcer la coopération internationale, relever les défis à l’origine de cette maladie et consolider les relations entre les deux pays». «Les compagnies espagnoles, qui se distinguent par leur haut niveau de compétitivité et leur renommée internationale, sont capables de contribuer au processus de diversification de l’économie nationale», assurera-t-il. Par ailleurs, au plan culturel, il a annoncé «l’ouverture prochaine d’un troisième centre culturel espagnol en Algérie, rattaché à l’Institut Cervantès».  Quant aux mutations économiques survenues à travers le monde, faisant part de la volonté de son pays d’établir des partenariats forts basés sur la coopération et le partage, il soutiendra que «l’Algérie est un pays sur lequel l’Espagne mise dans ses stratégies à moyen et long terme, de par sa place prépondérante dans la région du Maghreb et en Afrique». Et d’insister sur l’importance de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne (UE), en tant que garantie de la pérennité de la coopération entre les deux pays.

L. N.

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