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dimanche 2 octobre 2022

Pavillon de bijoux au Musée du Bardo: Un trésor reflétant l’authenticité du patrimoine algérien

La collection de bijoux ethnographiques algériens, une des plus importantes collections du Musée national du Bardo à Alger, constitue un modèle unique au niveau maghrébin et international qui reflète, à travers plus de 1 400 pièces, l’identité et l’authenticité de l’Algérie et sa présence à travers l’histoire.Cette rare collection muséale reflète la richesse des techniques de fabrication et de décoration et la diversité de l’artisanat en Algérie, à commencer par les bijoux en argent de la région des Aurès, incrustés de pierres de verre, et ceux de la région de Kabylie ornés de corail, ou les bijoux sobres décorés aux différentes formes inspirées du couvert végétal et animalier de la région de l’Atlas saharien, en passant par ceux d’Alger, de Tamanrasset et d’Adrar. La collection met également en lumière la particularité de la créativité algérienne, qui inspire encore aujourd’hui les créateurs de bijoux.
A cet égard, la commissaire du patrimoine culturel au musée du Bardo, Sana Alleg, a indiqué dans une déclaration à la presse que ces bijoux «comptent 1 435 pièces d’or et d’argent datant des 19e et 20e siècles, et représentant différentes régions du pays à l’instar des Aurès, la Kabylie, l’Atlas saharien (Laghouat, Djelfa, Messaad, Bousaada…), les oasis sahariennes (El-Meniaa, Ouargla, Adrar…), le Tassili N’Ajjer et l’Ahaggar (Tamanrasset, Djanet) et certaines villes comme Alger, Médéa, Blida, Constantine et Oran. Elles reflètent également la richesse et la diversité technique et de décoration de chaque région avec ses propres particularités».
La collection renferme un grand nombre de pièces rares et anciennes pour la plupart en or et en argent qui ont «disparu de la circulation, comme les colliers, les bagues, les ceintures, les bracelets, les boucles, dont une partie a été acquise à
l’époque coloniale. Au lendemain de l’indépendance, cette collection a été enrichie par d’autres pièces, à la faveur des opérations et des sorties sur le terrain effectuées par les responsables de la conservation et les spécialistes du patrimoine».
Evoquant la fabrication des bijoux traditionnels, l’intervenante a indiqué que la région des Aurès est connue pour sa richesse technique avec le recours à l’argent et l’utilisation du poinçonnage et des pierres de verre colorées, alors que la région de Kabylie utilise l’argent et la technique de l’émaillerie et l’incrustation du corail. Les bijoux des régions de l’Atlas saharien, les oasis, le Tassili N’ajjer et le Hoggar «ont des particularités spécifiques reflétant la marque de la région, tant en ce qui concerne les techniques de fabrication que l’aspect artistique décoratif».
La fabrication des bijoux en Algérie «est le signe des compétences uniques en leur genre qui reflètent la richesse locale séculaire qui est aussi le fruit d’échange découlant des civilisations byzantine, islamique, romaine, andalouse, ottomane et autres».
C. A.

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