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dimanche 26 juin 2022

Pas moins de 2 844 personnes mortes en 2020 sur nos routes: Accidents : les conducteurs de motos de plus en plus en cause

«En 2020, pas moins de 2 844 personnes sont mortes sur nos routes», a indiqué, hier, le délégué national à la sécurité routière, signalant que «les conducteurs de motocycles, qui sont à l’origine de milliers d’accidents annuellement, sont impliqués dans 20 accidents sur 100».

Par Thinhinene Khouchi

Ces dernières années, les deux-roues ont envahi l’Algérie. En effet, ils sont partout. Au cœur des villes, dans les montagnes, en bord de mer, sur les autoroutes, les chemins, les trottoirs… Malheureusement, la majorité de leurs conducteurs n’ont même pas de permis de conduire, ce qui donne souvent lieu à des catastrophe sur les routes. S’exprimant, hier, sur les ondes de la Radio nationale, Ahmed Ait El Houcine, délégué national à la sécurité routière, a signalé la nouveauté dans les accidents de la route en Algérie ces deniers temps, indiquant que «ce sont les motards qui sont à l’origine de milliers d’accidents annuellement». Et de préciser que «les conducteurs de motocycles sont impliqués dans 20 accidents sur 100». Il a indiqué, en outre, que vu les conditions vécues en Algérie et partout dans le monde, notamment l’interdiction de circuler pendant le confinement à cause du coronavirus, «l’Algérie a enregistré pas moins de 2 844 morts sur la route», un nombre important mais qui est en baisse depuis cinq ans et «surtout le premier depuis 1970». L’invité de la Chaîne 3 a expliqué que le confinement et l’interdiction de circuler entre les wilayas, imposés durant l’année passée en raison de la propagation de l’épidémie Covid-19 «ont réduit le déplacement des personnes. Ce qui a influé positivement sur les indicateurs de la sécurité routière». Selon lui, cette baisse encourageante témoigne des efforts qui ont été déployés par l’ensemble des partenaires. Cependant, dit-il, ce ne sont pas des chiffres satisfaisants puisque la facture demeure exorbitante. «Le nombre de morts donne vraiment à réfléchir et nous incite à fournir plus d’efforts pour maîtriser ce phénomène qui a pris de l’ampleur durant les années 2000», a-t-il ajouté. Parmi les mesures prises pour faire face aux accidents de la route, l’invité a indiqué qu’«on est en phase de la mise en place de la nouvelle réforme de la sécurité routière, et ce, à travers la création de la délégation nationale à la sécurité routière». Cette dernière, a-t-il expliqué, «a mutualisé les missions qui étaient dévolues aux établissements publics à caractère administratif, qui sont le Centre national de la prévention et de la sécurité routière et le Centre national des permis de conduire». Selon lui, l’objectif de cette démarche est de responsabiliser une institution par rapport à ce dossier de sécurité routière, parce que, a-t-il dit, «on a constaté qu’il y avait une démission de la part des responsables en raison de la multiplication des intervenants dans ce domaine».
Ait El Houcine a fait savoir que cette réforme s’inscrit également dans le cadre des recommandations internationales stipulant de mettre en place un organisme directeur ou une structure leader en matière de sécurité routière. L’intervenant a signalé que la délégation nationale à la sécurité routière, placée auprès du ministre chargé de l’Intérieur, est organisée et fonctionne en tant que service extérieur à l’administration centrale. «Elle a donc pour missions de mettre en œuvre la politique nationale de prévention et de sécurité routières dans sa partie opérationnelle», a-t-il conclu.

T. K.

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