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vendredi 1 juillet 2022

Partenariat avec la Russie dans le domaine de la santé : Lotfi Benbahmed : «L’Algérie pourra aussi produire d’autres vaccins»

Le partenariat entre l’Algérie et la Russie, dans le cadre de la production du vaccin contre le coronavirus «Spoutnik V», ne signifie pas uniquement une maîtrise temporaire de la production, «mais il s’agit d’assimiler une nouvelle technologie permettant d’aller vers la production d’autres vaccins importants», a estimé le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed.

Par Louisa Ait Ramdane

Parmi les objectifs primordiaux de l’Algérie, à travers ce partenariat, c’est d’assurer sa souveraineté sanitaire, en assimilant et intégrant les nouvelles technologies et aller sur ce qu’on projette de faire, c’est-à-dire vers la production des produits à forte valeur ajoutée dans l’écologie et l’insuline, a fait savoir Benbahmed, lors de son passage à l’émission «Invité de la rédaction» de la Chaine 3 de la Radio algérienne.
Selon le ministre, il y a deux manières pour fabriquer le vaccin : la première, qui est en amont, c’est celle où on part de la lignée cellulaire, c’est de la réelle biotechnologie, a-t-il précisé. «C’est-à-dire qu’on va produire la matière première et c’est le but de ce partenariat avec les Russes», a-t-il indiqué. La seconde, est celle où on reçoit la matière première, a-t-il ajouté. «Il y a un système de filtration, de dilution et de répartition aseptique. C’est complexe, mais c’est déjà maîtrisé par plusieurs opérateurs privés et aussi par Saidal depuis une trentaine d’années», a expliqué le ministre.
«L’intérêt réel c’est ce transfert technologique, même si on doit prendre plus de temps, dont bénéficiera l’Algérie qui nous permettra d’aller vers la production de ce vaccin mais aussi de beaucoup d’autres», a-t-il souligné. Il a noté que le groupe Saïdal et quatre laboratoires pharmaceutiques ont de l’expérience, car il est possible, en coordination avec la partie russe, de produire le vaccin.
En outre, Benbahmed a souligné le rôle de l’Observatoire national de veille sur la disponibilité des produits pharmaceutiques installé récemment. Il a fait savoir que cet organisme doit permettre d’assurer la disponibilité des médicaments essentiels, en associant l’ensemble des acteurs du secteur, dont les prescripteurs en amont de la chaîne.
Ainsi, l’Observatoire communique au terme de chaque mois une liste des produits en rupture aux prescripteurs pour qu’ils puissent orienter leurs prescriptions vers des produits disponibles de la même classe thérapeutique. «Il s’agit de lutter efficacement à travers cette opération contre les ruptures de produits pharmaceutiques», a-t-il expliqué.

L’Algérie autonome en production d’insuline d’ici à 2022
Grâce à deux partenariats avec des multinationales, dont un implique le groupe public Saidal, l’Algérie pourra être autonome d’ici à 2022 en termes de production d’insuline de dernière génération, a déclaré le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed.
Le ministre a fait savoir que deux partenariats étaient en cours de négociation entre des entreprises algériennes, dont Saidal, et des multinationales, permettant à l’Algérie de devenir autonome en termes de production d’insuline de dernière génération à l’horizon 2022.
Selon M. Benbahmed, au-delà de cette autonomie de production à cette échéance, l’Algérie pourra exporter l’insuline et réaliser une économie de 400 millions de dollars sur sa facture d’importation.
«On deviendrait ainsi la seule plateforme avec deux unités de production d’insuline de dernière génération en full process en Afrique», a-t-il prévu, ajoutant que Saidal pourra également produire un médicament prescrit pour les insuffisances thyroïdiennes, «le Levothyrox», dont une partie de la production sera destinée vers l’Europe. L. A. R.
L. A. R.

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