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vendredi 19 août 2022

Opéra d’Alger: Une comédie musicale en hommage à «Si Muhand U Mhand»

«Si Muhand U Mhand» est une nouvelle production du théâtre régional de Tizi Ouzou, écrite et mise en scène par Lyes Mokrab. Il s’agit d’une comédie musicale réalisée par le théâtre régional Kateb-Yacine en collaboration avec l’Opéra d’Alger.

Par Abla Selles

Cette œuvre théâtrale qui se veut un hommage à l’artiste défunt Si Mohand Ou Mhand, sera présentée demain à l’Opéra d’Alger «Boualem- Bessaïh», en respectant les mesures de prévention contre la propagation de la pandémie de Covid-19, annonce l’établissement.
Ecrite et mise en scène par Lyes Mokrab, cette pièce «est composée de plusieurs tableaux qui s’enchaînent, résumant la vie du célèbre poète kabyle né vers 1845 au village Icherîwen à Tizi Rached, et décédé le 28 décembre 1905 à Aïn El Hammam», explique un communiqué de presse rendu public par l’établissement. La pièce a fait appel à des chorégraphies présentées par six danseurs (euses), imprégnant ainsi une touche artistique supplémentaire à la trame captivante de cette production de haute facture. Les rôles seront interprétées par Rezki Ouali et Mohri Bilal, ayant campé respectivement les rôles de Si Mohand Ou Mhand adulte et jeune, Fellag Malik (Si Amar Siad Boulifa), Sekhi Melissa (Yamina), tandis que la musique de scène est signée Djamel Kaloun. Cette pièce qui a fait appel à la créativité des jeunes, a confié la réalisation des décors au jeune Messaoui Ferhat.
Il est à noter que l’œuvre de Si Mohand est directement inspirée de sa vie. Son enfance est placée sous le signe de la violence et de l’exil. Né dans une famille de la petite bourgeoisie musulmane de Icheriwen, il assiste à l’arrivée des troupes françaises du général Randon en Kabylie et à la destruction de son village. À la place, les Français construisent une ville fortifiée devenue Fort national (Larbaâ Nath Irathen).
Installé dans un hameau voisin, le jeune homme se destine ensuite au droit musulman. Mais la révolte de 1871 met un terme à ses projets. Son père est exécuté, son oncle déporté avec ceux qui deviendront les Kabyles du Pacifique en Nouvelle-Calédonie et sa famille dispersée. Déraciné et seul, Si Mohand devient un poète errant. Il emprunte à son expérience les thèmes de l’exil, de l’amour de sa terre natale, de l’amour et du destin.

A. S.

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