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mardi 27 septembre 2022

Obésité en Algérie: 21 % de la population adulte souffre de surpoids

Le surpoids et l’obésité deviennent un sérieux problème de santé publique. À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre l’obésité célébrée le 4 mars, le Pr Rachid Malek, chef de service de médecine interne au CHU de Sétif, tire la sonnette d’alarme et met en garde contre cette prévalence croissante de l’obésité au sein de la société algérienne.

Par Louisa A. R.
Lors d’une rencontre avec la presse organisée par le Groupe pharmaceutique danois Novo-Nordisk, le chef de service de la médecine interne au CHU de Sétif a révélé des chiffres inquiétants. Le risque national d’obésité est désormais de 8 sur 10 adultes et de 8 sur 11 enfants ou adolescents. «C’est inquiétant», s’est-il alarmé. «Autrefois considérée comme un problème des pays riches, l’obésité est aujourd’hui un phénomène en expansion dans les pays émergents, à revenus moyens ou faibles», s’est étonné le Professeur.
Les chiffres parlent d’eux- mêmes. Selon le Pr Rachid Malek, 21 % de la population adulte, âgée de 18 à 64 ans, souffre d’obésité modérée à grave. Les femmes sont de plus en plus touchées par l’obésité. 30 % des femmes âgées entre 17 à 70 ans sont obèses, contre 14 % des hommes. Le phénomène a progressé de 76 % entre 2003 et 2017 dans notre pays. Des études projectives alertent sur l’augmentation de ce taux à 29 % à l’horizon 2025, a-t-il indiqué.
Concernant les facteurs de risque de cette maladie, le Professeur cite la prédisposition génétique, des habitudes alimentaires non hygiéniques comme la malbouffe, grignotage entre les repas, sédentarité ; facteurs psychologiques comme le stress et le manque de sommeil. L’obésité est liée à d’autres pathologies chroniques, telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires, comme éléments aggravants. «Les personnes obèses sont exposées à plusieurs maladies graves, à l’instar des maladies cardiovasculaires, de l’hypertension artérielle (HTA), du diabète et du cancer», a-t-il rappelé. Les alternatives et le meilleur traitement sont plutôt dans les activités physiques régulières et les médicaments. Selon Pr Malek, l’obésité intra abdominale est la plus dangereuse. La chirurgie bariatrique, très coûteuse, est réservée aux cas extrêmes et uniquement pour certaines catégories. Réduire le poids de 5 à 10 % est d’un grand bénéfice pour le corps, a indiqué Professeur Malek. Pour prévenir cette maladie dangereuse, le spécialiste a souligné la nécessité d’encourager la pratique du sport, la sensibilisation à une alimentation équilibrée, en impliquant tous les acteurs de la société dans la prévention de cette maladie. Il a déploré la commercialisation et la publicité qui se fait sur des produits alimentaire nocifs ainsi que leur taux de sucre et de sel, ce qui a fait augmenter le nombre des malades chroniques ces dernières années.
L. A. R.

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