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mardi 27 septembre 2022

Nouvelle exposition de Rezki Zérarti : L’artiste peintre dévoile ses dernières œuvres

Les dernières œuvres de l’artiste peintre Rezki Zérarti sont exposées au public algérois jusqu’au 26 juillet. Elles sont réalisées dans un registre semi-figuratif, créant ses propres symboles et s’inspirant franchement de l’art et des masques du continent africain, tout en gardant une forte présence de la perfection des formes et de la symétrie géométriques.

Par Adéla S.

Organisée par la galerie d’art «Al Marhoon Gallery», dans un hôtel de la banlieue Est de la capitale, cette exposition intitulée «Rezki Zérarti, toujours de retour», comporte une trentaine de toiles, réalisées pour la majorité entre 2012 et 2021, et qui proposent une autre interprétation du cubisme à travers un prisme africain et des formes plus régulières. Dans ses œuvres, la femme, source de douceur, mère de famille responsable et axe principal autour duquel s’organise la vie, est omniprésente et évoque souvent le sacrifice et le don de soi.
Les toiles «Le don», «La tendre», «La femme responsable», «La force équilibrée» ou encore «Le fardeau de la femme», représentent ces notions avec des visages de femmes, des courbes et des formes géométriques généralement dans une palette de couleurs de terre. Dans d’autres œuvres comme «L’association», «L’intérêt commun», «S’aider l’un l’autre» ou encore «Le renforcement», Rezki Zérarti évoque l’entraide et l’importance du travail communautaire et associatif à travers des assemblages et des enchevêtrements de formes humaines ou géométriques formant un tout cohérent et solide.
Le plasticien a également dédié deux toiles à l’histoire de l’Algérie, intitulées «Le colonialisme en Afrique» et «L’Indépendance».
Le choix des couleurs par l’artiste est très souvent dominé par les couleurs terre, à l’exception de quelques œuvres plus recherchées où le bleu, symbole de sérénité, est exploité.
«Al Marhoon Gallery» propose également «L’œil de Houria», une oeuvre de l’artiste datant de 1968, réalisée à l’huile sur un support en bois dans une parfaite symétrie. S’il a fait partie du mouvement «Aoucham», Rezki Zérarti se démarque cependant de ce dernier en se refusant d’exploiter les symboles berbères et l’alphabet Tifinagh comme matière première et exploite son imaginaire et ses inspirations pour créer ses propres symboles.
Né le 24 juillet 1938 dans la région de Taourga, près de Dellys, Rezki Zérarti a quitté Alger pour la France a un jeune âge. Il décide de prendre des cours de dessin et de peinture à Aix en Provence, alors qu’il est maçon.
Il revient en 1962 et s’établit à Alger où il fait la connaissance du poète Jean Sénac qui a préfacé sa première exposition personnelle présentée en 1964.
Membre de l’Union nationale des artistes peintres (Unap), il participe à ses salons de 1967 à 1971, puis aux manifestations organisées par le groupe «Aoucham» qui rassemble une dizaine d’artistes, poètes et peintres, autour de Baya, Denis Martinez ou encore Choukri Mesli.
Après une absence d’une vingtaine d’années, Rezki Zérarti revient vers l’art et expose en 1999 à Alger puis en 2003 au musée de Boussaâda. Il obtient la même année le 1er Prix au concours organisé par la Fondation Asselah.
Ses œuvres sont dans des collections privées en Algérie et en France ainsi qu’au Musée national des beaux-arts d’Alger.
L’exposition «Rezki Zérarti, toujours de retour» est ouverte au public jusqu’au 26 juillet.
A. S.

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