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mardi 6 décembre 2022

Nouveau film documentaire de Saïd Oulmi : La cruauté du colonisateur en Nouvelle Calédonie mise à nu

Ce film documentaire sur les Algériens déportés en Nouvelle Calédonie par la France coloniale mettait à nu la cruauté de la loi de 1854 instituant les bagnes coloniaux qui fait partie intégrante de l’arsenal de répression promulgué contre les Algériens.

Par Abla Selles

Un nouveau film documentaire se prépare à Alger, mettant la lumière sur la barbarie et la cruauté du colonisateur français envers les Algériens. Réalisé par Saïd Oulmi, ce film se veut un témoignage sur un crime humanitaire commis par la France en Algérie. A ce propos, le réalisateur a affirmé à la presse que ce film documentaire sur les Algériens déportés en Nouvelle Calédonie par la France coloniale mettait à nu la cruauté de la loi de 1854 instituant les bagnes coloniaux qui fait partie intégrante de l’arsenal de répression promulgué contre les Algériens. Pour Saïd Oulmi, «la déportation des Algériens en Nouvelle Calédonie entre 1864 et 1897, en vertu de la loi de 1854 instituant les bagnes coloniaux, est l’une des lois françaises ayant codifié la répression, tout comme le code de l’indigénat, communément appelé décret Crémieux et la loi sur la conscription», a-t-il indiqué à l’occasion de la projection d’une partie de son documentaire «Témoins de la Mémoire… les déportés en Nouvelle Calédonie».
C’est lors d’une conférence historique organisée par l’Organisation nationale pour la préservation de la Mémoire et la transmission du message des martyrs que le réalisateur est revenu sur des crimes commis par la France contre les Algériens sans que le monde en dise un mot. Fondé sur des recherches très approfondis, le réalisateur a déclaré que la France avait choisi des bagnes isolés et lointains pour éteindre tout espoir chez ces Algériens de retourner un jour à la mère patrie, les privant ainsi de leur droit d’appartenance à la terre et à l’Islam.
A l’issue de la projection de son documentaire, le réalisateur a expliqué que selon les recherches et études consacrées à ce sujet, «le pénible voyage de l’exil s’est déroulé dans des conditions inhumaines», précisant que «ces déportés avaient été mis dans des cages en fer très étroites, ayant causé la mort d’un grand nombre d’entre eux et, pis encore, certains avaient été jetés dans la mer».
Par ailleurs, M. Oulmi a dit avoir terminé le montage d’un nouveau documentaire intitulé «L’exil vers l’enfer de Guyane (1850-1939)», qui sera projeté prochainement.
Ce documentaire se veut une suite de la série «Témoins de la Mémoire» qui s’intéresse aux Algériens déportés vers des bagnes et des lieux lointains et inconnus, au nombre de 20 000 Algériens. Le but majeur de réaliser ces documentaires est de protéger la mémoire collective de l’oubli, la faire connaître aux jeunes et mettre la lumière sur la sauvagerie du colonisateur en Algérie.

A. S.

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