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vendredi 17 septembre 2021

Non-lieu du tribunal espagnol en faveur du Président Ghali: Front Polisario : «Une nouvelle victoire pour la lutte du peuple sahraoui»

Le représentant du Front Polisario auprès de l’Europe et de l’Union européenne (UE), Oubi Bouchraya Bachir, s’est félicité de la décision du tribunal espagnol central d’instruction portant «abandon des charges» portées par une association affiliée aux renseignements marocains contre le Secrétaire général du Front Polisario, Président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, qualifiant la décision de nouvelle victoire pour la lutte du peuple sahraoui.

Par Moncef G.

«La Justice triomphe une nouvelle fois au profit de la lutte du peuple sahraoui et porte un autre coup fatal au régime de Makhzen et à ses plans visant à confisquer le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance», a indiqué M. Oubi Bouchraya dans une première déclaration du Front concernant la décision du tribunal espagnol d’instruction relative à l’abandon des accusations contenues dans la plainte portée par la prétendue association contre le Président Ghali en 2008.
«Le tribunal espagnol a réitéré l’affirmation du Front Polisario qui a nié dès le début, en bloc, les allégations formulées par l’association affiliée au régime du Makhzen», a-t-il ajouté.
Pour M. Oubi Bouchraya, l’affaire d’accusation du président sahraoui est une question «politique, dirigée par le régime du Makhzen, dans le but de porter atteinte à l’image du Président Ghali et, par ricochet du Front Polisario et la lutte de tout le peuple sahraoui». Selon le dispositif du jugement consulté jeudi par l’APS, le juge d’instruction du tribunal espagnol a décidé l’abandon des charges portées par la prétendue association contre le Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali.
Le juge espagnol a affirmé que les dépositions des témoins dans l’affaire sont en contradiction avec les charges contenues dans la plainte portée par l’association qui a prétendu qu’elle avait documenté des crimes qui condamne le président sahraoui, de 1975 jusqu’en 1990.
Les dépositions des témoins suffisent pour prouver les contradictions dénoncées par la défense de M. Brahim Ghali, selon le rapport de Santiago Pederez qui a souligné un manque manifeste de détails pertinents sur le lieu et le moment des faits allégués ainsi que sur le poste occupé, alors, par le Président Ghali, et qui selon la justice espagnole sape la crédibilité des témoignages et par conséquent empêche de maintenir l’accusation contre lui.
Le document affirme que les faits «sont prescriptibles» car le code pénal (1973) définit la prescriptibilité à 20 ans en qui concerne les crimes reprochés au Président Ghali.
La décision du Tribunal espagnol constitue un nouveau camouflet pour le Maroc qui a mobilisé son appareil diplomatique et ses médias pour discréditer le président sahraoui.
Elle intervient deux mois après celle de la Haute Cour d’Espagne qui a jugé qu’il n’y avait pas lieu de prononcer la détention provisoire, ni tout autre type de mesures préventives contre le Président sahraoui Brahim Ghali, hospitalisé, alors, en Espagne.

Le Président Ghali informe l’ONU de la situation déplorable dans les territoires sahraouis occupés
Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), secrétaire général du Front polisario, Brahim Ghali, a mis en garde contre la situation déplorable dans les territoires sahraouis occupés, affirmant que les atermoiements du Secrétariat général de l’ONU et du Conseil de sécurité encouragent le Maroc à persister dans ses pratiques terroristes.
Dans les deux dernières lettres adoptées récemment en tant que documents du Conseil de sécurité, l’ONU a été informée de «la situation déplorable dans les territoires sahraouis occupés», a indiqué M. Ghali dans un message adressé mercredi au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dont l’APS a reçu une copie jeudi.
Dans ce cadre, le SG du Front Polisario a mis en garde l’ONU et le Conseil de sécurité contre la situation alarmante marquée par la guerre terroriste et de représailles menées, depuis le 13 novembre dernier, par l’occupation marocaine contre les civils sahraouis, les militants des droits de l’Homme et les journalistes qui sont exposés à des pratiques barbares et inhumaines.
Le message du président sahraoui détaille la situation qui prévaut dans la ville de Boudjdour occupée, notamment le domicile de la militante sahraouie Sid Ibrahim Khaya qui est assignée à résidence depuis le 19 novembre 2020.
M. Ghali estime que tout cela se produit au moment où les éléments des appareils sécuritaires marocaines continuent d’empêcher les partisans d’apporter les besoins alimentaires et médicaux à la famille de Sid Brahim Kheya, ce qui confirme, selon le message du président, «la détermination des autorités de l’occupation à intensifier leurs attaques terroristes et brutales à l’encontre des civils sahraouis et des militants des droits de l’Homme».
Le président sahraoui a également relevé la violence subie par les deux défenseuses des droits de l’Homme, Mina et Ambarka Alina Aba Ali, le défenseur des droits de l’Homme Hassane Douihi et la journaliste Salha Boutenkiza, de la part des hommes de sûreté marocains dans la ville d’El-Ayoune en mai dernier, rappelant, dans ce contexte, «la situation des détenus politiques sahraouis, dont ceux du Groupe Gdeim Izik, une situation alarmante du fait des conditions déplorables qu’ils vivent dans les geôles marocaines».
Le Président Ghali a demandé de nouveau à Antonio Guterres d’intervenir urgemment, «en vue de mettre fin à la souffrance de tous les prisonniers politiques sahraouis et de leurs familles et d’assurer leur libération immédiate, afin qu’ils puissent rejoindre leur pays et leurs familles».

Le silence onusien contribue aux pratiques terroristes perpétrées par le Maroc
M. Ghali a rappelé, par ailleurs, que «l’atermoiement et le silence du SG des Nations unies et du Conseil de sécurité face à l’attitude criminelle de l’occupation marocaine ouvrent la voie à ce régime d’aller loin dans ses pratiques terroristes et barbares sur les territoires sahraouis occupés».
«Dénonçant énergiquement la violence et le terrorisme continus exercés contre les activistes et journalistes sahraouis, nous vous rappelons ainsi que le Conseil de sécurité la responsabilité et la protection qui vous incombe à l’égard des civils sahraouis dans les territoires occupés, militairement encerclés et médiatiquement blackoutés», a-t-il encore écrit.
Et d’ajouter : «Il est nullement possible d’établir un processus de paix, alors que l’occupant marocain, carrément incriminé, continue à mener une guerre terroriste, exercer des représailles à l’encontre des civils et activistes, et tenter d’imposer la politique du fait accompli».
Le Front Polisario, affirme le président sahraoui, «ne baissera pas les bras face à la férocité et les hostilités que l’occupation intensifie contre le peuple sahraoui, et se réserve le droit légitime de riposter résolument à toute action susceptible d’attenter à l’intégrité des citoyens sahraouis où qu’ils soient».
M. G.

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