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mercredi 1 février 2023

Niamey/Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur les défis de l’industrialisation: Alger veut un modèle économique adapté à la réalité africaine

Les dirigeants et responsables des pays membres de l’Union africaine ont examiné, lors du Sommet extraordinaire de l’Union africaine, les voies de renforcer la coopération entre les pays du continent dans les domaines de l’industrie et de l’industrialisation, pour réaliser la diversification économique et de développement durable.

Par Louisa A.R.
Les travaux du 17e Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l’industrialisation et la diversification économique ont pris fin avant-hier à Niamey. Le président de la République du Niger, Mohamed Bazoum, a relevé la nécessité pour les dirigeants africains de faire preuve de volonté politique, d’unité et de détermination, pour faire aboutir le processus d’industrialisation et réaliser la diversification économique dans le continent et assurer la transition numérique en poursuivant les efforts pour la formation, la recherche et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) comme catalyseur.
Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, qui a pris part à cette rencontre en tant que représentant du président de la République, a souligné l’entière disposition de l’Algérie et son engagement à adhérer aux démarches communes ainsi que son appui au renforcement de l’industrie et de l’industrialisation dans notre continent africain et à atteindre les plus hauts niveaux d’intégration, en concrétisation des objectifs majeurs tracés par les fondateurs de notre organisation panafricaine.
Le continent africain est aujourd’hui face à un nouveau défi dicté par la conjoncture internationale actuelle et son impact sur la chaîne d’approvisionnement en denrées alimentaires, matières premières et énergie.
Face à cette situation, a déclaré Benabderrahmane, «nous devons, nous les Africains, renforcer la solidarité interafricaine pour pouvoir résister à ces bouleversements et leurs répercussions, notamment en ce qui concerne notre sécurité alimentaire, car il est désormais nécessaire d’intensifier notre action commune afin de relancer nos économies et de trouver les moyens de réaliser l’intégration, en particulier dans le domaine de l’industrie et de la fabrication».
Parmi les insuffisances qui entravent la relance économique en Afrique, le Premier ministre a relevé notamment l’absence d’une politique continentale, claire et cohérente, en matière d’industrie et d’industrialisation.
«Au-delà de notre soutien politique franc et sincère à toutes les démarches louables, nous sommes appelés, a-t-il soutenu, à tracer ensemble l’avenir de notre continent dans ce domaine vital, par le développement et la diversification de l’économie globale qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et cadre avec les objectifs et contenu de l’Agenda 2063 de l’UA», a-t-il soutenu.

La ZLECAf, une étape cruciale pour l’intégration continentale
L’Algérie a considéré la création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) comme une étape cruciale vers la réalisation de l’intégration continentale, estimant qu’elle constituera le cadre réglementaire idoine pour garantir le flux de marchandises et de biens entre les pays, au vu des grands avantages assurés aux produits d’origine africaine, notamment industriels, ce qui en fait un véritable moteur pour la réalisation des objectifs de développement industriel dans notre continent.
L’Algérie, qui a œuvré à la concrétisation de la ZLECAf dès l’amorce des négociations, rappelle qu’il s’agit de l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde avec un marché de plus de 1,3 milliard de personnes et un PIB combiné d’environ 2 500 milliards de dollars. L’Algérie a, par ailleurs, réaffirmé son engagement en faveur des objectifs de complémentarité et d’intégration en Afrique, lequel reflète sa vision d’intégration à travers ses infrastructures nationales et son soutien soutenu à toutes les initiatives allant dans ce sens. Cet accord devra permettre d’augmenter le taux de commerce inter-africain, estimé actuellement à près de 15 %, à des niveaux dignes de nos capacités et de nos aspirations, outre la création d’un marché africain qui assure une libre circulation des marchandises entre les pays et d’instaurer, par la suite, une union douanière et un groupe économique africain à l’horizon 2028, à même de concurrencer les autres blocs économiques internationaux.
Par ailleurs, le Premier ministre a rappelé que l’Algérie a amorcé, sous la direction judicieuse du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le processus de développement de son économie et de diversification de ses exportations pour ne pas rester tributaire des cours des hydrocarbures, tout en accordant une extrême importance au développement et à l’aménagement des zones industrielles dans le cadre de son plan de développement.
L. A. R.

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