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mercredi 28 septembre 2022

Narcotrafic et terrorisme: Au bord de la faillite économique, le makhzen sponsor attitré du crime transfrontalier

Aux prises avec une incertitude interne qui secoue ses frêles structures, le makhzen
en déperdition économique établie s’investit à faire de l’Algérie, une cible à déstabiliser,
par excellence.

Par Karim Alem

Il mobilise pour ce faire le diable et ses alliés pour torpiller tout ce que la diplomatie algérienne a réussi, contre vents et marées à bâtir, notamment au Mali. La voix et l’influence de l’Algérie qui signe par la paix son grand retour sur la scène internationale notamment continentale auront surpris aussi bien la Maroc que ses nouveaux partenaires choisis pour la circonstance dans un but tout avoué qui vise à livrer l’Afrique au pire ennemi des causes justes. Le Maroc ne s’embarrasse plus de s’associer aux vils criminels classés et aux narcotrafiquants dont il soustraite les activités et qu’il utilise comme agents de déstabilisation de la région moyennant refuge et couverture. Le jeu trouble du makhzen se précise et prend la forme d’un vaste réseau de narcotrafic entretenu par ses services. En proie à de graves ennuis économiques qui annoncent inéluctablement un état de cessation de paiement d’ici quelques mois, avec une lourde dette atteignant les 90 milliards de dollars, le Maroc peine à trouver d’alternative et se hasarde davantage dans une politique suicidaire. Économie en sursis, grogne sociale, pénuries et inflation, chômage et montée en puissance de la colère populaire doublement alimentée par la cherté de la vie et l’alliance avec l’Etat sioniste, le pays traverse un malaise sur tous les fronts. La facture d’importation de l’énergie explose à plus de 19 milliards de dollars alors que celle des céréales dépasse les 2 milliards en ces temps de sécheresse. Climatique et financière. Ce sont les organisations marocaines elles mêmes qui tirent la sonnette d’alarme à l’instar des professionnels du tourisme qui évoquent quelques 16 milliards de dollars de manque à gagner et des dégâts inédits dans ce secteur jadis source de revenus. La courbe du danger s’accélère au gré d’une faillite économique incontournable. Pour autant le makhzen n’a pu se résoudre à tenter de trouver réponses à cette situation. Il persiste à jouer avec le feu et s’embourber dans un terrain dangereux en tentant de jouer l’embrasement et l’instabilité dans le Sahel. Du Mali au Niger, du Tchad au Burkina Faso et la Libye, la main complice et souvent active laisse des empreintes sans failles dans une vaste opération de déstabilisation de la région en réponse à des desseins bien conçus dans les labos des services obscurs d’un makhzen désormais aux abois. L’implication des services du renseignement du makhzen dans la promotion du narcotrafic et son corollaire le terrorisme a été largement mise en évidence par les faits. Investis pleinement dans le trafic de drogue ainsi que le blanchiment d’argent lié aux activités terroristes, les services marocains ont montré le vrai visage de cette politique qui prône la déstabilisation au Sahel en allant jusqu’à offrir refuge et repli aux terroristes notoires de la région. Il ne passe plus un jour sans voir les services de sécurité algériens intercepter des quantités de drogue qui se comptent en centaines de kilos émanant du Maroc. Des tentatives répétées d’empoisonnement à travers des opérations à grande échelle auxquelles s’adonnent des trafiquants de drogue activant pour le compte du voisin de l’ouest. L’implication des services marocains et la bénédiction du makhzen ont été maintes fois démontrées par les forces de sécurité algériennes qui n’ont eu de cesse de déjouer ce vaste plan à l’évidence tout réfléchi. Et le makhzen qui persiste à nier sa pleine responsabilité par la voix officielle de ses représentants notamment lors de la récente sortie du chef de la police. D’aucuns auront compris le fond caché de cette stratégie qui consiste à inonder le voisin en drogue, entretenir les terroristes et les engager à semer les troubles et l’insécurité notamment dans le nord du Mali . Là où la France a échoué et s’est vue chasser par une prise de conscience locale qui a saisi le sens des enjeux. Finis les faux prétextes de la lutte contre le terrorisme , artifice dépassé qui offrait aux Français le mobile politique pour inscrire sa présence militaire dans ce tableau aujourd’hui dévoilé. Les Maliens dans un sursaut inédit ont compris que le salut tant attendu ne pouvait provenir de cette intervention autrement intéressée d’une France plus portée par le gain et la domination que par un autre enjeu. Les chaînes de télévision françaises payeront d’ailleurs le prix de leur désinformation et le traitement orienté des Fake news qu’elles diffusaient. Les Maliens rejetteront au final tout ce qui pouvait provenir de cette France devenue persona non grata. L’échec est total pour la puissance française. En revanche le makhzen de son côté compte sur une vision plus large. Celle qui le pousse à recourir aux services des narcotrafiquants et des terroristes de la région qu’il mobilise afin de faire régner l’insécurité au nord Mali et provoquer le retour du chaos dans la région. Le plan du makhzen vise à provoquer l’effervescence et à semer les troubles sur une échelle plus vaste qui englobe le Tchad, Niger , Mali, libye et le Burkina Faso afin de justifier l’intervention de forces étrangères notamment françaises d’une part et de permettre politiquement de frayer un chemin en faveur d’Israël dans l’organisation africaine. Sinon comment expliquer la présence paisible au Maroc qui héberge le dénommé Cherif Ould Tahar ce narcotrafiquant notoire qui fait l’objet d’une recherche active par Interpol et des autorités américaines ? Détenant la double nationalité algéro-malienne, ce personnage est connu pour son implication dans le terrorisme et la contrebande également, lui qui loue ses services aux plus offrants. Il est réputé agent à la solde du makhzen qui lui offre refuge et sécurité en contre partie des actions qu’il mène dans la déstabilisation du Mali et de la région. Le makhzen ne s’arrête pas là puisque sa vision diabolique consiste à soutenir ces terroristes notoires en les aidant à gagner les institutions officielles de leurs pays. À l’image de Ghoumnar Boudika que le makhzen a sponsorisé via ses services secrets pour en faire un élu du sénat au Niger. La démarche repose sur l’infiltration de ces pays et le makhzen espère ainsi placer ses hommes dans ces structures officielles et parvenir par la suite à s’en servir comme moyen de pression et de contrôle sur ces gouvernements. L’objectif étant d’avoir la main mise sur la décision politique dans ces pays. C’est dire que le makhzen voit loin. Beaucoup plus loin que le danger qui le guette sur son propre territoire….
K. A.

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