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dimanche 14 août 2022

Mostaganem: L’industrie de transformation sans perspective aucune

La transformation des produits agricoles est une des questions qui revient, trop souvent, dans les discours officiels à Mostaganem de manière redondante. Une question qui consiste à travailler pour dynamiser un secteur qui est celui de l’industrie de transformation.

Par Lotfi Abdelmadjid

C’est un beau discours qui semble être adressé à des responsables qui sont censés diagnostiquer les besoins, planifier l’investissement et arrêter des programmes afin d’attirer les investisseurs pour un besoin ciblé. A Mostaganem, on a toujours su, que certains produits, surtout ceux issus de l’agriculture, sont abondants et peuvent faire l’objet d’un plan d’industrialisation. L’industrie de transformation paraît être une causerie ambitieuse. A Mostaganem , on a trop souvent entendu parler de la création de PME et de PMI pour la création de richesses, celle de l’emploi et la relance de la consommation, mais ce n’est qu’un discours. Un discours qui ne trouve aucun terrain sur lequel il peut évoluer, car d’abord les représentations patronales telles que le FCE, la CCI, la CNPA, le CGEOA etc….sont invisibles au niveau local. Des organisations qui se recherchent et qui naviguent à vue si le baromètre le leur permet. Les industries de transformation, un secteur qui doit être pris en charge par une structure sérieuse avec des responsables clairvoyants. Un type de responsables qui comprennent que ce type d’investissement est une source d’emplois. Ce secteur serait absolument vital pour l’économie de la région. Des responsables qui travailleraient en concertation avec les secteurs des producteurs maraîchers, des arboriculteurs, des viticulteurs etc pour enfin avoir un tableau de bord propice à des investissements réussis. La région de la Dahra dans toute son immensité et son potentiel peut accueillir ce type de projets et résoudre, par là, l’énigmatique problème du chômage. Les producteurs se plaignent souvent du manque de débouchés pour leurs produits, des prix cassés ainsi que du problème de stockage. Ces problèmes vécus par les professionnels doivent susciter de la réflexion. Aujourd’hui à Mostaganem, beaucoup de responsables auront à changer de fusil d’épaule s’ils souhaiteraient rester à la tête des secteurs qu’ils ont, durant longtemps, asphyxiés. Réduire la facture d’importation est aussi un discours dissonant….oui en effet, mais avec quels mécanismes et quelles stratégies. Nous devrions comprendre qu’exporter est une «’science»’ qui s’enseigne à ceux qui désirent vendre à l’international. On ne rentre pas sur les marchés d’intérêts à l’étranger avec des produis non exportables. Enfin pour dire que Mostaganem s’éloigne de plus en plus de la réflexion sur la réalité d’un improbable futur de l’industrie de transformation.
L. A.

 

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