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lundi 27 juin 2022

Mostaganem: La maison des associations, un bluff…

Le mouvement associatif, dans toutes ses catégories, a toujours été une préoccupation pour les pouvoirs publics. Jusqu’à ce jour, on n’est pas arrivé à restructurer les associations pour les rendre utiles dans la participation sociale. Ce que les autorités maîtrisent bien, ce sont les chiffres de ces corporations, une maîtrise qui s’arrête à ce niveau-là. Les pouvoirs publics ont cru assainir le réseau associatif par la promulgation de la loi 06/12. Il fut un temps où à Mostaganem le mouvement associatif plaidait pour une maison des associations. Autrement dit, cette demande a été acceptée expressément lors de la visite du ministre de la Solidarité. C’est simple, cet ex-ministre était venu pour mettre le mouvement au profit d’une candidature présidentielle. Une maison construite rapidement pour héberger les associations. Mais cette maison a été construite sur une extension de la direction de l’action sociale, donc sous la responsabilité de cet organisme. Les locaux ont été affectés par des méthodes abracadabrantes sur coups de téléphone. En revanche, cela n’a jamais profité aux associations porteuses de projets ou plutôt présentes sur le terrain. Aujourd’hui, il est désolant de savoir que cet espace est devenu désertique parce que non fréquenté. Selon des informations vérifiées, cet espace échappe à tout contrôle. La majorité des locaux appartenant à des associations fantomatiques sont fermés depuis belle lurette. On se pose souvent cette question récurrente sur le rôle du mouvement associatif s’il reste sans encadrement, ni accompagnement. Le résultat est vite connu, ce sont juste des chiffres stériles. On les voit comme des «lièvres» des les campagnes électorales, juste à la recherche d’un éventuel soutien, surtout pécuniaire. Certaines se sont converties en atout électoral pas plus. En revanche, rares sont celles qui activent sur le terrain et résistent même sans moyens mais avec l’intelligence. Ses membres se réunissent dans des cafés, sur une placette et souvent communiquent par téléphone pour gérer une action donnée. Celles-là ont besoin d’un espace qui leur permette de consolider leurs activités.
Quand une association est porteuse de projet un hébergement lui est nécessaire pour le développement de son projet. Souvent, les associations dynamiques n’ont pas d’adresses et deviennent injoignables. Cette maison des associations jouxtant la Direction de l’action sociale est souvent close. Une structure jusqu’à aujourd’hui non valorisée. Le ministre de l’époque avait bluffé le mouvement associatif en inscrivant une maison des associations juste pour séduire la galerie au profit d’un candidat. Aujourd’hui, ce bluff a marqué négativement certains dirigeants associatifs car une maison des associations exigerait un accompagnement et pas une désertion.

Lotfi Abdelmadjid

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