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mercredi 1 février 2023

Mostaganem: Ces biens résiduels abandonnés pourraient relancer l’entrepreneuriat

La politique de relance de l’entrepreneuriat en Algérie est très louable pour tout ce qu’elle peut apporter à l’économie nationale. Une stratégie des pouvoirs centraux qui vise à promouvoir la culture d’entreprendre et à encourager la création d’entreprises. A ce titre, la manifestation de la semaine mondiale organisée récemment à Oran par le réseau international de l’entrepreneuriat a démontré clairement l’engouement des jeunes à l’initiative de créer leur propre affaire. A l’instar des potentiels existants à travers le pays, Mostaganem recèle également un potentiel de jeunes capables de développer des petites et moyennes entreprises. L’université à son tour s’inscrit dans ce registre avec les projets de la Maison de l’entrepreneuriat redynamisée pour les objectifs de l’employabilité, surtout pour les diplômés porteurs de projets. Effectivement, l’action est aussi inscrite sur la feuille de route du wali Aissa Boulahya qui compte dynamiser l’économie locale en valorisant ses capacités d’investissement dans les secteurs de l’Agriculture, de l’Industrie, du Tourisme et de la Pêche. Cette dynamique vise à consolider le tissu économique par des actions de marketing économique observées dans les séminaires et autres manifestations économiques organisés à Mostaganem. Toutefois, l’entrepreneuriat peut être accompagné par l’affectation des jeunes entreprises, celles naissantes, dans des locaux existants en attendant la création de mini-zones d’activités dans la wilaya. La récupération des actifs résiduels des entreprises publiques dissoutes pourrait être une alternative pour la mise en place des projets de jeunes entreprises. A Mostaganem, beaucoup de structures qui disposent de grands espaces sont toujours fermées. La SNTA, MAGMOS, EDIPAL, l’ENDIMED, l’ONCV ainsi que les marchés couverts abandonnés çà et là. On s’est toujours posé la question sur l’avenir des biens résiduels de ces entreprises qui ne servent plus à rien et qui peuvent contribuer à l’investissement, préconisé comme une priorité par les pouvoirs publics. En utilisant rationnellement ces structures abandonnées, on donne l’opportunité à l’entrepreneuriat de se développer, évitant davantage de dégradation de ces lieux. Selon nos sources, le wali n’a jamais cessé de revendiquer le transfert de ces biens eu égard au grand souci de leur dégradation, d’une part, et souhaite les mettre à la disposition des investissements, d’autre part. Aujourd’hui, l’entrepreneuriat comme politique économique ne doit pas subir les lourdes contraintes telles que celles éprouvées pas les entreprises créées dans le cadre des dispositifs ex-ANSEJ ou CNAC. L’accompagnement c’est aussi aider les entrepreneurs à abriter convenablement leurs projets.
Lotfi Abdelmadjid

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