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jeudi 25 avril 2024

Mohamed Smara et Taïeb Benabbas Bakhti exposent à Alger

Une exposition des œuvres des plasticiens Mohamed Smara et Taïeb Benabbas Bakhti, qui explorent le semi-figuratif et l’abstrait lyrique pour mettre en valeur le patrimoine et les valeurs ancestrales, s’est ouverte samedi soir à Alger.
Organisée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc) à la Villa Abdeltif, l’exposition réunit une quarantaine de toiles des plasticiens Smara et Benabbas Bakhti qui valorisent des éléments du patrimoine algérien et des valeurs ancestrales à travers des approches artistiques singulières.
Avec une vingtaine de toiles, Smara propose un retour aux sources à travers des œuvres semi-figuratives qui célèbrent le signe pour restituer des éléments du patrimoine, représenté dans ses dimensions algérienne et africaine.
En petit et en grand format, l’artiste puise dans l’héritage culturel ancestral pour représenter, dans des traits frôlant l’abstrait et une approche esthétique «soufie», l’appartenance à travers le signe (Tifinagh et la calligraphie arabe) et des couleurs ocres qui symbolisent la terre.
«Dialogue en calligraphie», «Chaise de la mariée», «Valeurs inculquées» ou encore «Appartenance», sont, entre autres, des toiles de l’artiste qui dit s’inspirer des symboles berbères et des couleurs ocres symbolisant le désert pour renouveler l’attachement à notre identité millénaire et réincarner les valeurs ancestrales comme la pudeur et la solidarité.
Le plasticien Benabbas Bakhti adopte l’abstraction lyrique pour raconter des souvenirs «singuliers» de sa ville natale (Tissemsilt) dans une collection de toiles intitulée «Le bourg des oubliettes».
Entre nostalgie et «remords», ses toiles racontent des histoires de village, représenté à travers ses anciennes coutumes et valeurs, auxquelles l’artiste s’attache à travers des œuvres aux titres très évocateurs.
Dans une dialectique entre le passé, le présent et le futur, l’artiste opte pour un «paradigme» personnel qui repose sur une composition de l’espace «intuitive» et un équilibre des couleurs «extraordinaire» comme dans «L’ombre de la brume». Optant pour la technique acrylique mixte, l’artiste utilise le collage comme un «médium extérieur» pour renforcer ses toiles comme il l’a illustré dans «Le port des fantômes».
M. K.

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