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mardi 27 septembre 2022

Mohamed Hammoudi, chef de cabinet au ministère de la Transition énergétique : L’Algérie a un «potentiel faramineux en énergies renouvelables»

«Le potentiel de l’Algérie en énergies renouvelables est exceptionnel, vaste et varié. En plus, il est réparti sur l’ensemble du territoire national», a indiqué, hier, le chef de cabinet au ministère de la Transition énergétique.

Par Thinhinane Khouchi

S’exprimant, hier, sur les ondes de la Radio nationale, Mohamed Hammoudi, chef de cabinet au ministère de la Transition énergétique, a salué les efforts consentis par les pouvoirs publics dans le domaine des énergies propres et de la transition énergétique. Commentant le potentiel de l’Algérie en énergies renouvelables notamment, l’intervenant a estimé qu’«il est vraiment faramineux, vaste et surtout varié», ajoutant que «ce qui est avantageux aussi, c’est que ce potentiel est réparti sur l’ensemble du territoire algérien». Hammoudi a précisé que «si nous devions parler uniquement du potentiel solaire photovoltaïque, on pourrait l’estimé à plus de 235 700 terawatt heure (TWH)/an», soulignant que celui de l’éolienne, que certains négligent, dépassera 12 940 TWH/an. Ce n’est pas tout. Selon l’invité de la Chaîne 3, «si nous devions cumuler le potentiel solaire thermique, qui est de 169 880 TWH/an, nous allons arriver tout simplement à plus de 400 500 TWH/an». Le chef de cabinet au ministère de la Transition énergétique a estimé que «cela est tout simplement faramineux, puisque ce chiffre correspondrait à 15 fois la demande actuelle de l’électricité mondiale et constituerait l’équivalent de 39 fois notre réserve de gaz». Hammoudi a assuré que ces chiffres sont évalués et estimés d’une façon scientifique et objective et faits par des groupes de recherche algériens, corroborés par les grands centres de recherches internationaux. «C’est de cette manière, a-t-il précisé, que nous allons démontrer, par preuves, que nous avons un potentiel technique exploitable économiquement. Ce qui est très important». Argumentant ses dires, l’intervenant a indiqué que c’est grâce à nos études qu’on s’est rendu compte que nous avions un potentiel éolien très intéressant. «Il y a des zones en Algérie qui pourraient atteindre plus de
5 500 heures de vent par an sur une étendue qui dépasse 145 000 km2, notamment dans le Sud du pays (Adrar et Tamanrasset), les Hauts-Plateaux (Djelfa et Khenchela) et un peu dans le nord (la Kabylie et l’Oranie)qui sont très favorable à l’installation de l’éolien», a-t-il souligné, précisant que «80 % de ce potentiel est sur 9 wilayas». Par ailleurs, Hammoudi a indiqué que son département travaille également sur la valorisation énergétique des déchets. A ce propos, il a affirmé : «Nous avons un potentiel qui est énorme avec 14 millions de tonnes de déchets/an, dont 53 % sont organiques. Cela nous fait donc autour de 7.5 millions de tonnes qui pourraient être utilisables». Il a fait savoir qu’une tonne de déchets est l’équivalent de 180 m3 de gaz chaque année. «Donc c’est très intéressant car on pourrait les exploiter et produire de l’électricité ou bien ce qu’on appelle de la méthanisation, soit la fabrication du bio hydrogène ou du bio carburant», a-t-il ajouté. Enfin, «afin de pouvoir créer un mix énergétique très intéressant», l’invité de la radio Chaîne 3 a assuré que le ministère de la Transition énergétique «travaille depuis un moment sur toutes les potentialités de l’Algérie».

T. K.

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