10.9 C
Alger
samedi 24 février 2024

Mohamed Djouadj, président de la Fédération algérienne de viet vo dao au «Jour d’Algérie» «Fier de cette deuxième place aux Championnats du monde»

Le président de la Fédération algérienne de vo vinam, Mohamed Djouadj, nous fait part dans cet entretien de son sentiment après avoir décroché la deuxième place lors des Championnats du monde de la discipline organisés récemment au Vietnam, ajoutant qu’il faudra maintenant se concentrer sur les Championnats d’Afrique qui se dérouleront au Sénégal au mois d’août prochain.

Entretien réalisé par Mahfoud M.

 Le Jour d’Algérie : Quel est votre sentiment après avoir décroché la deuxième place aux derniers Championnats du monde disputés à Ho Chi Minh, au Vietnam ?
M. Djouadj : Nous sommes très fiers de cette performance, surtout que cela n’a pas été facile pour nous. Nous avons beaucoup souffert du climat chaud et humide au début. Nous ne nous sommes adaptés qu’au troisième jour, ce qui explique le fait de ne pas avoir décroché de nombreuses médailles à l’entame des Championnats. Il a fallu que je convoque une réunion avec les athlètes pour que les choses se débloquent. Je les ai quelque peu déstressés et leur ai demandé de bien se concentrer sur ce qui nous attendait. Le résultat a été immédiat. Les athlètes se sont bien repris et nous avons terminé en force.

 Vous avez fait mieux que votre dernière participation à ces Championnats du monde.
Effectivement, nous avons décroché une deuxième place, alors qu’en 2019 nous étions quatrièmes. Il faut dire que c’était le début du Covid à cette époque et nous avions trouvé de nombreuses difficultés. Lors de cette édition, nous avons décroché 9 médailles d’or, 7 d’argent et six de bronze, derrière le pays hôte, le Vietnam, qui a eu 18 médailles d’or et 7 médailles d’argent, alors qu’à la troisième place, il y a le Cambodge avec 6 médailles d’or et 5 d’argent. Certes, c’est une bonne performance, mais j’avoue que je suis quelque peu déçu du fait que nous n’étions pas assez bons en combats, contrairement aux autres spécialités techniques. Le Vietnam a raflé la mise dans la première spécialité parce qu’ils ont travaillé dur et ont été en préparation deux ans durant, s’entraînant à raison de cinq jours par semaine.

Avez-vous eu de belles surprises durant cette édition ?
Effectivement, il y avait des athlètes qui étaient à leur première participation à ce genre de compétition, mais cela ne les a pas empêchés de prendre des médailles lors de cette édition. C’est le cas de Kambouzi Ilham qui a été une belle surprise, vu qu’elle a remporté une médaille d’or alors que personne ne s’attendait vraiment à une telle performance, car c’était sa première participation à ce genre de compétition relevée. Il y a aussi mes deux fils, Djalil et Mohamed Abdelfattah, qui ont aussi décroché des médailles d’or, alors qu’ils n’avaient pas une grande expérience à ce niveau. A ce propos, je souhaite apporter une précision : je voudrais dire à certains de mes détracteurs que je n’ai pas pris mes deux fils pour leurs beaux yeux, mais parce que ce sont des athlètes de haut niveau qui ont déjà décroché des titres nationaux et mêmes continentaux.

  Quels seront vos prochains défis et pensez-vous avoir les moyens pour les atteindre ?
Nos prochains défis seront les Championnats d’Afrique en août 2024 au Sénégal, où nous devrons défendre notre titre acquis lors de la précédente édition et aussi les Championnats arabes. J’espère également préparer les prochains Championnats du monde dès maintenant, car la compétition devient de plus en plus dure et il faut s’accorder le temps nécessaire pour être prêts. Pour ce qui est des moyens, ils sont insuffisants. Figurez-vous qu’on nous accorde 400 millions seulement pour préparer ce genre de compétition relevée, et j’avoue que nous nous en sortons surtout grâce aux rentrées d’argent de la fédération, provenant des abonnements des adhérents et autres activités de l’institution, sinon nous ne pourrons pas tenir ainsi.

En marge de ces Championnats du monde, vous avez été désigné secrétaire général de la Fédération internationale de vo vinam, c’est une autre fierté pour vous et l’Algérie…
Effectivement, je suis déjà président de la Confédération africaine de vo vinam et président de la Fédération arabe et maintenant je suis investi d’une autre mission à la Fédération internationale. C’est une autre responsabilité pour moi que je tâcherai de bien accomplir. Ce ne sera pas facile, mais je ferai tout pour être à la hauteur de cette confiance.
M. M.

Article récent

--Pub--spot_img

Articles de la catégorie

- Advertisement -spot_img