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mardi 27 septembre 2022

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Depuis mai 2018, date à laquelle Donald Trump, alors président des États-Unis, a décidé de retirer son pays de l’Accord sur le nucléaire iranien, les démocrates et notamment Biden n’ont cessé de promettre qu’en cas de victoire de leur camp à la présidentielle de 2020, les USA réintégreraient immédiatement le plan d’action conjoint signé à Vienne, en Autriche, le 14 juillet 2015 par Barack Obama. Or, depuis l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche aucun geste concret n’a été fait, que ce soit du côté de Washington ou de Téhéran, pour le retour des Américains dans l’Accord de Vienne. Même un contact direct n’a pu être instauré entre les deux pays qui «dialoguent» au travers de pays tiers. Aujourd’hui, les États-Unis ont exhorté le nouveau président iranien, Ebrahim Raïssi, à reprendre «rapidement» les négociations sur le nucléaire iranien, suspendues ces dernières semaines. «Pour nous, c’est une priorité urgente», a affirmé devant la presse Ned Price, porte-parole de la diplomatie américaine. «Ce processus ne peut durer indéfiniment», a-t-il réaffirmé, refusant toutefois de donner un ultimatum. «Nous exhortons l’Iran à revenir à la table des négociations rapidement pour tenter de conclure notre travail», a-t-il déclaré. «Notre message au président Raïssi est le même que notre message à son prédécesseur : nous espérons que l’Iran saisisse maintenant l’opportunité de trouver des solutions diplomatiques», a-t-il ajouté. Le nouveau président iranien, un ultraconservateur, a prêté serment jeudi devant le Parlement, affirmant être ouvert à «tout plan diplomatique» pour une levée des sanctions minant l’économie du pays, tout en prévenant que l’Iran ne céderait pas devant la «pression et les sanctions». Le président américain Joe Biden s’est dit prêt à revenir dans l’accord de 2015, censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, dont son prédécesseur avait retiré les États-Unis, à condition que l’Iran respecte à nouveau les restrictions à son programme nucléaire. Pour sauver ce texte, Washington devra de son côté lever les sanctions contre l’Iran, suspendues en 2015 mais rétablies sous l’ère Trump. Mais aucun des deux pays ne veut apparaître comme celui faisant le premier pas, ni des concessions, bloquant ainsi la situation depuis de nombreux mois, malgré les exhortations des autres pays signataires de l’Accord. Reste à voir si l’arrivée d’un nouveau président en Iran aidera à débloquer les relations entre les deux nations ou si ces ennemis de longue date continueront à opter pour une attitude hostile qui empêche toute avancée positive.

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