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dimanche 26 juin 2022

Message de Belhimer à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse: 69 % des Algériens convaincus que la presse critique librement le gouvernement

Plaidant pour «l’approche intégrée visant à consolider la relation de confiance entre la presse et le citoyen», le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a indiqué que «d’après les résultats d’un sondage mené par une université étrangère, 69 % des Algériens sont convaincus que la presse critique librement la performance du gouvernement, assez régulièrement et sans crainte de poursuites».

Par Thinhinene Khouchi

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai), Belhimer a écrit dans un message adressé à la corporation, «aujourd’hui, en aspirant à un avenir de plus en plus prospère pour la presse, nous prenons pour repères les sacrifices honorables et la transformation substantielle que connaît la profession à la lumière du processus d’édification d’une Algérie nouvelle, fondée sur la transition numérique sûre et inclusive», thème du Prix du président de la République du journaliste professionnel 2020. Il a affirmé que le président de la République «a érigé la liberté de la presse en principe immuable, consacré par la Constitution du 1er novembre 2020, avec toutes les garanties qui offrent au journaliste l’espace de liberté nécessaire à l’exercice de ses missions, avec professionnalisme et déontologie», rappelant l’article 54 de la loi fondamentale qui dispose que «le délit de presse ne peut être sanctionné par une peine privative de liberté». La position du président de la République à ce sujet «a été accompagnée d’actes qui ont conféré à cette nouvelle orientation sa dimension effective, notamment à la faveur de ses rencontres périodiques avec les différents médias nationaux, publics et privés, voire étrangers», a-t-il souligné. Dans le même contexte, le ministre a fait observer qu’«un décret exécutif relatif aux modalités d’exercice de l’activité d’information en ligne a été élaboré en novembre dernier», rappelant que cette activité est désormais «soumise à la publication à travers un site électronique, dont l’hébergement est exclusivement domicilié physiquement et logiquement en Algérie, avec une extension du nom de domaine .dz». A ce propos, le ministre a souligné que la promulgation du décret exécutif régissant la presse électronique «s’inscrit dans le cadre des grands chantiers de réforme basés sur deux principaux axes». Le premier concerne «le renforcement du système législatif et réglementaire du secteur et son adaptation aux dispositions de la Constitution», a-t-il précisé. Le deuxième axe a trait à «la maîtrise de la numérisation, à travers la dotation en équipements développés, et la garantie d’une formation ciblée en vue de parvenir à produire un contenu cybernétique national sécurisé et diversifié». Sur un autre registre et dans une optique de rationalisation de l’exploitation d’ALSATCOM-1, premier satellite de télécommunications algérien, un décret exécutif modifiant et complétant le décret portant statut de l’Etablissement public de télédiffusion d’Algérie a été promulgué en 2020. A ce propos, le ministre a indiqué que Télédiffusion d’Algérie peut, en vertu de ce changement, «conclure des contrats commerciaux pour la fourniture de prestations de services de diffusion directe, par satellite, pour les services audiovisuels et la location de capacités satellitaires appropriées sur des satellites nationaux ou étrangers». De même qu’en consécration de la liberté de la presse et du droit du citoyen à l’information, «la même période a connu la réalisation de nouveaux locaux de radios régionales à Mostaganem et Tébessa, en sus de l’apparition de nouveaux titres et de 75 sites électroniques et l’octroi de 37 certificats d’enregistrement de média en ligne après confirmation de leur domiciliation dz, avec pour objectif d’atteindre, d’ici le prochain été, 100 sites web sécurisés en Algérie», a relevé le ministre. Et d’ajouter : «Autant nous sommes fiers de compter 8 500 journalistes et 180 quotidiens, bénéficiant du soutien de l’Etat en matière de papier et de publicité publique, autant nous nous attelons à la promotion de la presse pluraliste, libre et responsable. Une presse qui soit un allié pivot dans le développement des droits de l’Homme et des démocraties, dans la réalisation du développement durable et dans la contribution à produire le changement escompté dans l’attitude du destinataire et dans son interaction positive avec les évènements qui l’entourent».
T. K.

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