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samedi 24 février 2024

Médias: Pour une presse de droits et devoirs

Il serait superflu de rappeler le lien étroit entre démocratie et pluralisme médiatique tant cette relation est évidente. Autre évidence, celle qui confère le support publicitaire comme étant le principal socle de viabilité économique de toute entreprise de presse. C’est donc par le biais du soutien publicitaire que l’Etat algérien, de manière assumée et transparente, assure sa volonté d’impulser le pluralisme médiatique, ce qui donne au paysage national de presse cet aspect riche et bigarré qu’on lui connaît actuellement. Il va sans dire que cette relation, sans être financièrement intéressée de la part des pouvoirs publics, n’en exige pas moins un rapport de droits et devoirs entre les cocontractants. Ainsi, l’Etat récupère une partie de son aide par les biais des impôts, le devoir fiscal devant être respecté à la lettre par toute entreprise de presse digne de ce nom. Cette réalité ne doit, en aucun cas, exonérer quiconque des charges fiscales car l’une des préoccupations majeures d’une entreprise reste incontestablement de se mettre en conformité avec la loi. Nous sommes tous égaux devant la loi, quels que soient nos titres, nos rangs ou bien même notre réseau étendu de connaissances bien placée. Pour preuve, certains osent même venir sur des plateaux de télévisons en clamant haut et fort qu’ils sont au dessus des lois, ce dénigrement manifeste de l’administration fiscale n’est que le reflet de leur indigence intellectuelle. Faut-il le souligner, même ceux qu’on désigne communément par « petits journaux » sont les premiers à respecter la réglementation en payant leurs impôts et en déclarant leurs salariés. Il n’est pas étonnant que, dans une logique de « grattage » qui voudrait s’engouffrer dans la dynamique des récentes et salutaires mesures décidées par le Président de la république au profit des journaux, d’aucuns commencent déjà à revendiquer un allègement, voir un effacement de la charge fiscale. Le paysage médiatique algérien dans son versant de presse écrite tient sa force de sa bariolure, qui à son tour est alimentée par le compagnonnage désintéressé de la part de l’Etat, qui sait séparer le bon grain de l’ivraie. En d’autres termes, différencier entre un journal financièrement responsable et politiquement soucieux des intérêts supérieurs de l’Algérie d’une part et de l’autre, un journal qui brasse du vent et des milliards dans le même mouvement de démagogie.

Meriem B.

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