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samedi 4 décembre 2021

Médecins, infirmiers et enseignants, le taux de vaccination à 20 % seulement: Vaccin anti-Covid : l’Algérie autorise la troisième dose

Le gouvernement a autorisé les Algériens à se faire injecter une troisième dose d’un vaccin anti-Covid. Cette dose de rappel pourra être administrée six mois après la deuxième injection.

Par Louisa Ait Ramdane

La troisième dose du vaccin anti-Covid sera une réalité, mais pas une obligation. Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, invite les citoyens désirant recevoir la troisième dose du vaccin anti-Covid à se rapprocher des centres de vaccination. «La durée de l’immunité procurée par les vaccins est inconnue. C’est pourquoi beaucoup de pays ont autorisé la troisième dose», a-t-il déclaré, hier, lors de la Journée nationale du donneur de sang. Dans ce contexte, le Professeur Benbouzid a révélé que des instructions ont été données aux centres de vaccination à travers le pays afin de recevoir les citoyens ayant reçu leurs deux doses depuis au moins six mois et veulent recevoir une troisième. Cependant, le ministre tient à rassurer que «cette troisième dose n’est pas obligatoire».
Malgré la lenteur de la campagne de vaccination, Benbouzid est optimiste et espère la relancer une nouvelle fois. Pour cela, il compte installer des points de vaccination au niveau du métro d’Alger et du tramway pour attirer plus du monde. «Nous tablions sur la vaccination de 70 % de la catégorie concernée, mais les citoyens se sont montrés négligents», s’est-il notamment désolé. Au total, près de onze millions de personnes se sont fait vacciner, dont près de 5 millions qui ont reçu les deux doses et six millions de primo-vaccinés, soit un taux de 55 % de la catégorie ciblée. Mais il a révélé que plusieurs personnes primo-vaccinées ont boudé la deuxième dose.

Un taux de vaccination des plus faibles
Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, a regretté le faible taux de vaccination enregistré dans certains secteurs, notamment l’Education, l’Enseignement supérieur, la Santé. Il a dévoilé que le taux de vaccination chez les étudiants n’a pas dépassé les 1 %, tandis que seuls 20 % des médecins et des travailleurs de la santé sont vaccinés. «C’est l’occasion de se faire vacciner et de mettre la peur de côté», a-t-il recommandé. Il a indiqué, dans ce sens, que la décrue de l’épidémie que connaît le pays ne signifie en aucun cas que la bataille est gagnée. «Nous avons remporté une bataille mais pas la guerre», a-t-il mis en garde, invitant encore tous les citoyens à aller se faire vacciner pour faire face à une éventuelle 4e vague de la pandémie de Covid-19. «L’Algérie dispose d’un stock de plus 13 millions de doses de vaccins au niveau de l’Institut Pasteur et toutes les wilayas ont leur propre stock», a-t-il fait savoir.Selon Benbouzid, «le virus est là, la menace existe. La vaccination reste le seul moyen qui s’offre à nous pour espérer tourner un jour le page de la pandémie». Concernant sa position sur l’obligation de la vaccination, Benbouzid a déclaré que «l’on ne peut pas obliger le citoyen à se faire vacciner». Cependant, il a indiqué que «l’on peut imposer le pass sanitaire dans plusieurs services pour pousser le citoyen à le vaccination».

L. A. R.

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