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samedi 24 février 2024

Matières premières : L’or en hausse atteint un nouveau sommet depuis plus de six mois

Rien ne semble stopper l’ascension de l’or, qui a progressé sur la semaine, touchant son plus haut depuis plus de six mois, face à un dollar et des rendements obligataires moins attractifs.

Par Salima K.
Vendredi, le métal précieux s’est hissé à un nouveau sommet depuis début mai, à 2053.30 dollars l’once, pas très loin de son plus haut de tous les temps, en août 2020, où il avait atteint 2075.47 dollars. L’or a été propulsé «suite à la récente baisse de l’inflation américaine et des chiffres du marché du travail signalant une économie américaine ralentie», relève James Harte de chez Tickmill.
Ces données ont poussé le marché à «considérablement revoir à la baisse ses attentes quant à un nouveau resserrement de la Réserve fédérale (Fed) dans les mois à venir», résume l’analyste. Les cambistes s’attendent désormais à de premières baisses de taux au premier semestre de l’année prochaine, en conséquence de quoi, le dollar s’est fortement affaibli au cours de la semaine dernière. L’ascension de l’or a également été aidée par la baisse des rendements des obligations d’Etat, qui, comme le billet vert, constituent habituellement une valeur refuge concurrente du métal jaune, rappelle Michael Hewson, analyste de CMC Markets.
Vendredi, l’once d’argent a également atteint un record depuis mai, à 25,47 dollars. L’argent a grimpé en novembre «grâce à son prix relativement bas par rapport à l’or et à certains cambistes qui se sont tournés vers l’argent à partir du moment où l’or avoisinait les 2 000 dollars l’once», avance Ole Hansen, analyste de Saxobank. Vers 17h00 GMT vendredi, l’once d’or s’échangeait à 2 049,77 dollars, contre 2 000,82 dollars sept jours plus tôt.
Le cuivre poursuivait, quant à lui, sa hausse sur la semaine, poussé par les craintes sur l’approvisionnement mondial, le Panama s’apprêtant à fermer la plus importante mine du pays. Vendredi, le métal a grimpé sur le London Metal Exchange (LME) jusqu’à son plus haut en trois mois, à 8 575,50 dollars la tonne. «Les perspectives de l’offre de cuivre sont très mitigées, tant à court qu’à long terme», note Thu Lan Nguyen, analyste chez Commerzbank.

Le prix du cacao bat des records
Par ailleurs, le prix du cacao a encore battu des records sur la semaine, poussé par les craintes d’approvisionnement plus serré venant des principaux pays producteurs.
Jeudi, le cacao à Londres a même culminé à 3 572 livres sterling la tonne, un prix record enregistré depuis le début du contrat en 1989.
«Les agriculteurs d’Afrique de l’Ouest signalent que de nombreuses régions ont reçu trop de pluie, ce qui a entraîné des retards dans les récoltes et pourrait provoquer des maladies», commente Jack Scoville, analyste chez Price Futures Group. Les inquiétudes autour de l’insuffisance de l’offre sont aussi alimentées par les rapports d’approvisionnement plus serré en Côte d’Ivoire et au Ghana. Ensemble, ces deux pays produisent environ deux tiers du cacao mondial. L’Organisation internationale du cacao (ICCO) a pourtant révisé légèrement à la baisse ses prévisions de déficit de l’offre pour la saison 2022/23, déjà achevée, selon son dernier rapport publié vendredi.
S. K.

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