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vendredi 1 juillet 2022

Master de Doha de judo : Maigre récolte de l’Afrique avec une seule médaille de bronze

Le judo africain s’est contenté d’une seule médaille de bronze au Master de Doha qui a pris fin mercredi après trois jours de compétition, sacrant la France avec un total de sept breloques (5 or, 1 argent, 1 bronze), devant la Corée du Sud (3 or) et le Japon (2 or, 5 argent).
C’est la Tunisie qui a sauvé la participation africaine aux joutes de Doha, qualificatives aux Jeux Olympiques de Tokyo-2020, grâce à l’athlète Nihel Cheikh Rouhou qui a gagné ses deux premiers combats de la catégorie +78 kg, avant de perdre face à la future médaillée d’or, la Française Romane Dicko, en finale de poule.
Aux repêchages, la Tunisienne a remporté ses deux combats devant, respectivement, la Brésilienne Beatriz Souza et la Camerounaise Mballa Atangana, offrant la 17e place à son pays au classement des nations médaillées. Le podium a été complété par Iryna Kindzerska (Azerbaïdjan/argent) et Kayra Sayit (Turquie/bronze).
Dans la même catégorie, l’Algérienne Sonia Asselah a été éliminée dès le 1er tour par la Française Bairo Anne Fatoumma.
L’autre satisfaction de la participation africaine au Master de Doha, qui a regroupé le Top 30 de chaque catégorie, est venue de la Camerounaise Mballa Atangana Vanessa (+78 kg), 5e.
L’Afrique était présente à Doha avec ses meilleurs athlètes, en lice pour une qualification aux Jeux Olympiques nippons. Au total, 26 athlètes africains dont 14 dames ont pris part au rendez-vous qatari, important au vu des points olympiques qu’il mettait en jeu.
Parmi les pays africains qui ont déçu le plus, l’Egypte qui a vu ses sept judokas engagés chez les messieurs être éliminés dès le premier tour, alors que sa délégation comptait de récents champions et vice-champions d’Afrique. Les cinq judokas algériens présents au Qatar (Amina Belkadi, Sonia Asselah, Kaouther Ouallal, Abderrahmane Benamadi et Fethi Nourine) n’ont pas fait aussi long feu durant le tournoi de Doha, se faisant sortir prématurément dès le premier tour. En plus d’une préparation insignifiante après un arrêt de presque huit mois en raison de la pandémie de Covid-19, les athlètes ont été victimes aussi d’un tirage au sort difficile qui les a placés devant des judokas mieux classés au ranking mondial et nettement plus préparés.
Après le Master de Doha, plusieurs tournois attendent les judokas algériens, du moins ceux susceptibles de se qualifier pour les JO-2020. Des compétitions où il y aura beaucoup de points à engranger et auxquelles ils doivent impérativement prendre part, mais une meilleure préparation est requise pour ne pas passer à côté de la plaque le jour J, selon les observateurs.
Parmi les douze compétitions encore inscrites au calendrier de la Fédération internationale de judo et qualificatives aux JO figurent, entre autres, les Championnats d’Afrique au Maroc (15-18 avril) et les Mondiaux de Hongrie (6-13 juin).

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