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mardi 28 juin 2022

Maroc: Une équipe internationale d’avocats constituée pour la défense de Maâti Monjib

Le Comité de soutien à l’historien et militant marocain Maâti Monjib, détenu depuis fin décembre, a décidé de constituer une équipe internationale d’avocats pour appuyer la défense au Maroc, engager des procédures en France et au niveau international.

Par Ahlem N.

Selon un communiqué publié mercredi à l’issue d’une réunion internationale des Comités de soutien au défenseur des droits humains et aux autres prisonniers politique au Maroc, tenue à Rabat à l’appel du Comité de soutien en France,
l’initiative sera coordonnée par le cabinet de l’avocat William Bourbon.
Cette décision a été prise en présence des «familles de Maâti Monjib, Omar Radi et Soulaiman Raissouni, des représentants des comités au Maroc et au Canada, un des avocats marocains présents à l’audition, les avocats français William Bourdon et Vincent Brengarth, ainsi que des journalistes», selon la même source.
La même source rapporte que les avocats de Maâti Monjib au Maroc ont indiqué avoir engagé plusieurs requêtes pour «vice de procédure», en particulier l’arrestation elle-même qui s’apparente à un enlèvement sans mandat d’arrêt pénal marocain.
Elles portent aussi sur les difficultés d’accès au dossier par les avocats de la défense à qui est refusée une copie des pièces. Les comités déplorent que les «avocats en sont réduits à consulter le dossier volumineux dans le bureau du juge d’instruction sur le temps de l’audition. Ce qui constitue une violation grave des règles de procédure garantissant le droit à un procès équitable». Les avocats ont également déposé une demande de remise en liberté de Maâti Monjib à laquelle le juge d’instruction devrait répondre dans les deux ou trois jours.
Partout en Europe, aux Etats-Unis, au Canada comme au Maroc, des voix s’élèvent de plus en plus nombreuses – universitaires, intellectuels, responsables politiques, militants ou simples citoyens – pour exiger la libération immédiate de Maâti Monjib et de tous les journalistes et militants prisonniers d’opinion au Maroc, ainsi que l’arrêt des poursuites injustifiées à leur encontre.
Maâti Monjib a été arrêté le 29 décembre dans un restaurant du quartier Hassan à Rabat. Il a été «littéralement kidnappé» par huit policiers en civil descendus de deux voitures, rappelle le communiqué.

Arrestation d’un membre du parti Annahj Addimocrati en raison d’un post en soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination
Le bureau national de la jeunesse du parti politique marocain Annahj Addimocrati (la voie démocratique) a qualifié l’arrestation de l’un de ses membres par le Commissariat de la ville marocaine de Demnate, d’«acte répressif et vindicatif» contre le parti en raison de ses positions de principe, et son appui «au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination».
Le bureau a estimé que la décision des autorités judiciaires marocaines de poursuivre ce membre après sa mise en liberté de «tentative désespérée du régime du Makhzen de réprimer la liberté d’opinion et d’expression», qualifiant cette démarche d’acte vendicatif contre le parti en raison de ses positions vis-à-vis des «différentes questions nationales» et ses positions de «principes» favorables à l’organisation d’un référendum ‘autodétermination au Sahara occidental.
Dans un communiqué, la filiale de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) à Demnate a dénoncé l’arrestation du membre du parti Annahj Addimocrati, la qualifiant d’«arbitraire et de violation du droit d’expression».
Les autorités judiciaires de la ville de Demnate avaient convoqué puis arrêté le membre dudit parti marocain suite à un post publié sur son compte facebook sur le Sahara occidental, l’accusant de «porter atteinte aux constantes de la nation et à l’intégrité territoriale du pays via les réseaux sociaux». Le concerné, dont la première session du procès aura lieu le 15 février prochain à Azilal, est actuellement en liberté.
Connu pour ses positions en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, le parti marocain en question avait déjà critiqué vigoureusement auparavant la normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste.

A. N.

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