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mardi 28 juin 2022

Marchés : La Bourse de Tokyo portée par les espoirs de reprise économique

La Bourse de Tokyo démarrait à la hausse hier dans la matinée, portée par la progression de Wall Street la veille et par l’annonce du président américain Joe Biden qu’il souhaite doubler son objectif de vaccinations contre le Covid-19.
L’indice Nikkei gagnait 0,87 % à 28 979,24 points vers 01h10 GMT et l’indice élargi Topix progressait de 0,93 % à 1 973,73 points.
Le marché tokyoïte suivait la tendance haussière de Wall Street, qui a récupéré la veille après deux jours de pertes, tandis que les annonces de Joe Biden sur le front de la lutte contre la pandémie de coronavirus renforçaient les espoirs d’une reprise économique prochaine.
Le nouveau locataire de la Maison-Blanche, dont l’objectif initial de 100 millions de doses de vaccin administrées au cours des 100 premiers jours de son mandat devait être atteint dès le 58e jour, a annoncé, jeudi, qu’il souhaitait désormais viser les 200 millions de doses d’ici fin avril. Du côté des valeurs, le vent d’optimisme lié aux espoirs de reprises et la baisse du yen face au dollar, favorable aux entreprises exportatrices nippones, faisaient progresser les titres des constructeurs automobiles nippons, Toyota gagnant 2,04 % à
8 324 yens, Honda 1,06 % à 3 311 yens et Nissan 2,29 % à 605 yens.
Du côté des devises et du pétrole, le yen reculait face au dollar, à raison d’un dollar pour 109,25 yens vers 01h10 GMT contre 109,19 yens jeudi à 21h00 GMT.
La monnaie japonaise baissait aussi par rapport à l’euro, qui valait 128,72 yens contre 128,45 yens la veille.
L’euro valait 1,1781 dollar contre 1,1764 dollar jeudi.
Le marché du pétrole était en hausse hier matin en Asie, poursuivant son yoyo des derniers jours alors qu’une poussée de Covid-19 dans le monde fait craindre pour la demande d’or noir. Après 01h00 GMT, le prix du baril de brut américain WTI gagnait 1,3 % à 59,32 dollars et celui du baril de Brent de la mer du Nord avançait de 1,16 % à 62,67 dollars.

Wall Street termine en modeste hausse après deux séances de repli
La Bourse de New York, qui avait débuté dans le rouge, a conclu modestement en hausse jeudi, au cours d’une séance volatile après deux jours de pertes.
Selon des résultats définitifs, le Dow Jones, après deux séances de repli, a avancé de 0,62 % à 32 619,48 points. Le Nasdaq, à forte concentration technologique, a grappillé 0,12 % à 12 977,68 points. Le S&P 500 a gagné 0,52 % à 3 909,52 points.
Les taux d’intérêt sur les bons du Trésor à 10 ans se sont un peu tendus à 1,63 % contre
1,60 % la veille, «alors que les marchés restent agités en pesant les implications sur les taux, des perspectives de croissance robuste en 2021 aux Etats-Unis», soulignaient les analystes de Schwab.
«Sur le marché des actions, on continue de voir assurément une rotation partant des valeurs technologiques du Nasdaq vers des titres de compagnies relevant plus de l’économie traditionnelle», a noté Boris Schlossberg de BK Asset Management.
Ainsi, Boeing a grimpé de plus de 3 %, United Airlines a pris plus de 4 % ainsi que les croisières Carnival. Les valeurs du Nasdaq «étaient fortement valorisées tant que les taux d’intérêt étaient à zéro, mais plus ceux-ci augmentent, plus cela comprime cette valorisation», a encore expliqué l’analyste de BK, Asset Management.
Les actions bancaires et financières ont tiré parti de ce léger resserrement des rendements obligataires et du dollar fort qui a atteint un plus haut depuis novembre. Wells Fargo a gagné plus de 3 %, Bank of America plus de 2 %.
Au rang des indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé plus que prévu la semaine dernière, à
684 000, un niveau qui reste toutefois supérieur au sommet de 655 000 demandes, observé après la crise financière de 2008.
Dans le même temps, le ministère du Commerce a révisé en hausse la croissance des Etats-Unis au 4e trimestre, qui ressort à 4,3 % au lieu de 4,1 %, selon son estimation finale.
Facebook et Twitter ont perdu respectivement 1,21 % et 1,39 %, alors que leurs dirigeants ont été interrogés en commission parlementaire sur la désinformation.
Nike a lâché 3,39 %, après être devenu jeudi la cible d’une tempête médiatique en Chine, après son boycott du coton du Xinjiang, sur fond d’allégations de «travail forcé» imposé aux Ouïghours.
Lyes G.

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