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dimanche 4 décembre 2022

Marché des fruits et légumes: Une légère baisse des prix mais…

Les prix de la plupart des fruits et légumes se sont stabilisés autour de proportions plus au moins fixes. Néanmoins, cette tendance reste en-deçà des attentes des consommateurs, particulièrement ceux dont les bourses sont les plus modestes.

Par Meriem Benchaouia

Les prix qui ont flambé depuis quelques semaines ont connu une légère baisse. Toujours est-il qu’ils restent exagérés et inaccessibles pour les citoyens. Les produits agricoles sont particulièrement chers et la mercuriale est loin de satisfaire le consommateur. Tout un arsenal d’outils a été mis en place pour prévenir ces fluctuations des prix, et pourtant ces derniers continuent de jouer au yoyo. Des citoyens rencontrés n’ont pas été avares en mots pour évoquer la fièvre des prix des légumes qui a tendance à s’inscrire dans la durée. «Certes, les prix n’ont pas augmenté, mais ils sont déjà assez élevés», affirme un père de famille. Le constat est sans appel, il faut payer le prix fort pour acheter des légumes. Il est clair, pour tous les citoyens, que le diktat des intermédiaires reste de mise. Un diktat qui persiste tout au long mais qui tend à devenir encore plus étouffant. Les arguments avancés par les vendeurs sont les prix élevés à l’achat chez les grossistes en cette période de l’année. En effet, de nombreux chalands rencontrés ont exprimé leur mécontentement à l’égard de ces prix, expliquant ce fait par la spéculation et le monopole exercés par certains détaillants en l’absence d’un contrôle et d’un suivi des marchés de gros et des chambres froides, notamment. Un des vendeurs nous a affirmé que tout se passait au marché de gros. Les maraîchers cèdent leurs marchandises à des prix bas mais les grossistes s’arrangent toujours pour faire flamber les prix. Au final, c’est le consommateur confronté à cette hausse qui doit gérer afin de ne pas trop esquinter sa bourse. Une virée dans quelques marchés de la capitale confirme cette orientation générale. Pour les légumes, et mise à part une stabilité de la pomme de terre et l’oignon disponibles à profusion pour 40 DA le kg en raison d’une bonne récolte, tous les autres produits sont relativement chers. Quant à la tomate, elle ne descendait pas sous la barre des 100 DA/kg et la laitue était cédée à 120DA. Les navets et les carottes étaient vendus entre 80 et 100 DA/kg. La même fourchette des prix était maintenue du côté des marchands ambulants. Leurs prix ne différaient pas de ceux affichés sur les ardoises exposées dans les marchés. Les haricots verts entre 200 et 220 DA, les poivrons entre 100 et 120 DA, le piquant à 150 DA, les betteraves à 100 DA, les carottes à 80 DA, l’aubergine entre 60 et 80 DA et les courgettes à 100 DA. Pour ce qui est des fruits de saison, il faut dire que cette année le marché enregistre une large disponibilité mais les prix restent élevés et hors de portée pour la majorité des ménages. Ainsi, la banane était cédée entre 240 et 260 DA le kg, les raisins entre 180 DA et 250 DA, selon la variété, les poires et les pommes à 150. Le melon et la pastèque sont à 85 DA et les figues entres 300 et 350 DA. La viande est également hors de prix et est proposée à 1 500 DA et l’agneau à 1 400 DA. Le poulet s’affiche entre 220 et 260 DA le kilo et la dinde à 700 DA. Approché, un autre père de famille dira : «Quand le citoyen va au marché, il reste stupéfait. Comment un simple fonctionnaire peut vivre ou nourrir ses enfants ?». Selon lui, «cette situation est due à l’absence de contrôle. On apprend par-ci par là que l’Etat a mis en place des cellules de lutte contre la fraude, mais la réalité est qu’il n’y a pas de suivi sur le terrain puisque les commerçants n’en font qu’à leur tête». Une autre citoyenne témoigne : «La situation est déplorable, car on est en train de survivre et l’Etat ne fait rien pour y remédier».


M. B.

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