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jeudi 1 décembre 2022

Marché des fruits et légumes: La flambée des prix persiste et s’aggrave

Les marchés des fruits et légumes ont enregistré, ces jours-ci, une flambée des prix qui agacent les ménages aux faibles revenus. La hausse des prix a touché essentiellement les produits phares consommés par les familles algériennes.
Les consommateurs assistent impuissants à une hausse exagérée et injustifiée des prix de produits de grande consommation. Une situation qui indispose les citoyens, impuissants devant ce diktat imposé par certains commerçants et qui met en évidence les carences de régulation du marché. Les arguments avancés par les vendeurs sont les prix élevés à l’achat chez les grossistes et les problèmes d’approvisionnement en cette période. Ceux qui ont fait leur marché récemment ont certainement ressenti cette hausse. Des ménagères rencontrées n’ont pas été avares en mots pour évoquer la fièvre des prix des légumes qui a tendance à s’inscrire dans la durée. Sur les étals le constat est sans appel. Il faut payer le prix fort pour acheter des légumes. Il est clair, pour tous les citoyens, que le diktat des intermédiaires reste de mise. Un diktat qui persiste et qui tend à devenir encore plus étouffant. Sur les étals des marchés de la capitale les prix restent inaccessibles. Malek, jeune commerçant, considère toutefois que cette flambée est due aussi au manque d’approvisionnement. «A cet effet, les commerçants profitent de l’aubaine pour multiplier les prix», nous confie encore notre interlocuteur. Un autre citoyen nous a exprimé son inquiétude, tout en soutenant que «si cela continue comme ça, la situation évoluera vers une anarchie générale», a-t-il déploré. Hier, les tarifs des produits agricoles affichés sur les étals donnaient froid dans le dos et face à cette situation les consommateurs n’ont de cesse de se plaindre, mais en dépit de cela, ils achètent. «On n’a pas le choix», nous a confié un père de famille. Une tournée à travers les marchés renseigne suffisamment sur l’état d’esprit des consommateurs. Sans surprise, les Algériens sont réellement inquiets, voire désemparés. Les prix sont vraiment hors de portée de la bourse moyenne. Pour de nombreux consommateurs, cette spéculation est due au manque de régulation du marché. Ils demandent à l’État de prendre ses responsabilités pour permettre aux ménages de survivre. De nombreux chalands rencontrés ont exprimé leur mécontentement à l’égard de ces prix, expliquant ce fait par la spéculation et le monopole exercés par certains détaillants en l’absence d’un contrôle et d’un suivi des marchés de gros et des chambres froides, notamment. Ainsi, la pomme de terre a été cédée hier jusqu’à 80 DA le kilo dans la majorité des marchés et rares étaient les marchands qui la proposaient à 75 ou 70 DA. Ce tubercule, réputé comme légume des pauvres, est désormais inaccessible pour les petites bourses. Quant à la tomate, elle ne descend pas sous la barre des 100 DA/kg et la laitue est cédée à 140 DA. Les navets et la carotte sont vendues entre 80 et 100 DA/kg. La même fourchette des prix est maintenue du côté des marchands ambulants. Leurs prix ne différent pas de ceux affichés sur les ardoises exposées dans les marchés. L’aubergine, dont le prix est maintenu entre 130 et 150 DA/kg, est devenue ainsi un produit de luxe. L’oignon, incontournable légume pour les ménagères, est proposé jusqu’à 75 DA/kg. Les haricots verts à 180 DA, les poivrons entre 120 et 140 DA et les courgettes à 130 DA. Pour ce qui est des fruits de saison, il faut dire que cette année le marché enregistre une large disponibilité mais les prix restent élevés et hors de portée pour la majorité des ménages. Ainsi, la banane est cédée entre 220 et 250 DA le kg, les oranges entre 120 DA et 180 DA, les mandarines entre 170 DA et 220 DA, les pommes à 200 DA et la fraise à 220 DA /kg.
Meriem Benchaouia

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