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Alger
vendredi 1 juillet 2022

Manque de semoule et d’huile sur les étals: Le stockage alimentaire pointé du doigt

Au moment où le gouvernement ainsi que l’organisation de protection du consommateur tentent de rassurer quant à la disponibilité de la semoule et de l’huile dans les différents marchés du pays, des rumeurs sur leur rareté ont causé des perturbations dans leur distribution et une grande ruée sur les espaces de vente.

Par Thinhinane Khouchi

En prévention de la hausse des prix pendant le ramadhan, les ménagères ont recours au stockage, une pratique qui souvent engendre des pénuries. En effet, à quelques jours du mois sacré, les différents marchés du pays connaissent une affluence remarquable. C’est un vrai travail de fourmi qui a été lancé. Quotidiennement, de nombreuses familles se préparent à accueillir le mois sacré en stockant plusieurs produits alimentaires. Cette culture a donc causé la disparition de la semoule et des bidons d’huile de 5 litres des espaces de vente habituels. A titre d’exemple, au niveau de la capitale cette perturbation est palpable. Selon un commerçant à Alger-Centre, «même la semoule de moindre qualité n’a pas été épargnée, toutes les quantités ont été épuisées, il n’y a plus rien, cela dure depuis 4 ou 5 jours». Il explique que «ce sont des rumeurs qui ont été alimentées par la crise en Ukraine qui ont poussé les citoyens à se ruer sur ce produit qui fait déjà l’objet d’une certaine tension depuis l’apparition de la pandémie de coronavirus». Il faut dire que ce n’est pas la première fois que cette tension est signalée sur ce produit, causant à chaque fois des perturbations dans sa distribution et une grande ruée sur les espaces de vente. A ce propos, le ministre de l’Agriculture a indiqué récemment que «l’Algérie dispose d’un stock de céréales suffisant jusqu’à la fin de l’année en cours et ne sera pas affecté par les changements survenus au niveau mondial». Par ailleurs, un autre produit connaît une perturbation, à savoir l’huile de table de 5 litres. Selon un père de famille, «sur les étals, on ne retrouve que les bouteilles d’un litre ou l’huile raffiné faite à base de tournesols de la marque Afia ou Fleurial, qui coûtent plus de 1 000 DA les 5 litres». Et d’ajouter que «ce sont les gens qui stockent qui engendrent à chaque fois les pénuries. Ils stockent tout, même les légumes». A cet égard, l’Organisation algérienne pour la protection et l’orientation des consommateurs et leur environnement a indiqué sur sa page Facebook que «les raisons de ces perturbations sont nombreuses, mais le stockage est la principale d’entres elles». Le président de cette Organisation a mis en garde contre le comportement de certains consommateurs qui ont recours au stockage en prévision du mois de ramadhan. Il fera remarquer à un média national que «généralement, le problème se situe au niveau des détaillants et dans le comportement du consommateur. A titre d’exemple, depuis quelques jours, certaines femmes préparent à l’avance les ingrédients à utiliser pendant le mois sacré, comme hacher les oignons et l’ail, préparer des sauces, du poulet, de la viande et de la viande hachée, couper des légumes et conserver tout cela dans le réfrigérateur et le congélateur». «Mais il est nécessaire de connaître les modes de conservation, comment stocker et combien stocker», a indiqué Zebdi.
T. K.

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