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lundi 20 mai 2024

Maltraitance

Décidément, Donald Trump a le talent de toujours réussir à susciter les plus grosses polémiques autour de sa personne et de sa campagne. Aujourd’hui, c’est le choix de sa colistière, celle qui deviendrait vice-président en cas de victoire en novembre prochain à la présidentielle, qui fait parler, après que cette dernière a publié un livre autobiographique contenant des anecdotes pour le moins problématiques. Kristi Noem est en effet au centre d’une sérieuse polémique depuis que le journal britannique «The Guardian» a publié, vendredi dernier, un extrait de ses Mémoires intitulés «No Going Back : The Truth on What’s Wrong with Politics and How We Move America Forward» («Pas de retour en arrière : la vérité sur ce qui ne va pas en politique et comment nous faisons avancer l’Amérique»). Dans ce livre, l’actuelle gouverneure républicaine du Dakota du Sud raconte en détail comment elle a tué sa jeune chienne qu’elle avait tenté de dresser pour la chasse au faisan. Kristi Noem raconte que l’animal est devenu «fou d’excitation, chassant tous les oiseaux et passant un moment inoubliable». La jeune chienne se serait ensuite attaquée aux poules des voisins, ce qui a convaincu la femme politique de tuer l’animal «impossible à dresser», «dangereux» et «sans aucune valeur… en tant que chien de chasse». Dans une gravière, elle a abattu sa chienne. Son bouc qualifié dans le livre de «méchant», car il n’était pas castré, y est aussi passé. L’histoire n’a pas échappé aux réseaux sociaux. Dans un message sur X (anciennement Twitter), Tommy Vietor, ancien porte-parole du président Barack Obama, a comparé Kristi Noem au tueur en série Jeffrey Dahmer. «Je ne peux vraiment pas comprendre que Kristi Noem se vante du meurtre d’un chiot de 14 mois en pensant que cela va lui donner une bonne image. C’est plutôt Jeffrey Dahmer avec des facettes dentaires», a-t-il déploré. «Elle a tué un chiot parce qu’elle avait la paresse de dresser un chien d’arrêt, pas parce que c’était un mauvais chien […] c’est délibérément cruel…», a tweeté Rick Wilson, ancien membre du Parti républicain. La gouverneure du Dakota du Sud a réagi en annonçant que son livre, qui doit paraître le 7 mai prochain, contenait d’autres extraits «plus réels, honnêtes et politiquement incorrects». Il est difficile néanmoins de savoir si Donald Trump accueillera ce nouveau scandale d’un mauvais œil, lui qui aime faire parler de lui quelles que soient les circonstances. Toutefois, aux États-Unis l’affection de la population pour l’espèce canine est très importante et pourrait détourner un certain nombre d’électeurs qui refuseraient de voter pour quelqu’un maltraitant les animaux.

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