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Alger
mardi 16 août 2022

Malgré les lourdes peines prévues: Les parkings anarchiques reprennent de plus belle

Parmi les métiers au noir que la capitale a vu naître ces dernières années, celui de gardien de parking figure en bonne place. Le simple fait d’évoquer la question des «parkingueurs» qui ont pris d’assaut, depuis quelques années, les rues d’Alger suffit pour faire naître les débats les plus passionnés. Autoproclamés «gérants» de parkings informels, de jeunes chômeurs ont pris place dans les grandes artères, les rues et ruelles de notre ville où le moindre espace est réquisitionné et transformé en aire de stationnement. En dépit des lourdes peines prévues par la loi et des efforts colossaux déployés à différents niveaux pour éradiquer ce phénomène dans la wilaya d’Alger, les parkings sauvages continuent de proliférer dans la capitale. Dans son article trois, la nouvelle loi n°21-14 modifiant et complétant l’ordonnance n°66-156 du 8 juin 1966 portant code pénal a introduit une nouvelle disposition qui prévoit des peines pouvant aller de six mois à deux ans d’emprisonnement ainsi que des amendes contre toute personne essayant d’utiliser les espaces publics comme des parkings anarchiques. «Est puni d’un emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende de 25 000 DA à 200 000 DA, ou de l’une de ces deux peines, quiconque exploite, à titre onéreux et sans autorisation de l’autorité administrative compétente, une voie publique ou une partie d’une voie publique ou un espace public ou privé à titre de parking pour véhicules», est-il écrit dans l’article 386 bis de cette nouvelle loi, modifiée en 2021. Le même article prévoit également la confiscation par la juridiction concernée des sommes résultant de ce délit. Partout, des hommes aux allures de voyous s’autoproclament gardiens de parking, munis de bâtons géants et de tickets minuscules qu’ils préfèrent ne pas donner aux clients. Le citoyen paye, non pour la protection de sa voiture d’un potentiel danger extérieur, mais pour que ce même gardien ne cause pas de dommages à son véhicule, car au fond, c’est lui la vraie menace. Sur la plage, devant les centres commerciaux, à proximité des salons de thé et restaurants, partout on en trouve. Ces derniers font littéralement la loi et les voitures des citoyens sont à leur merci. Les automobilistes sont rackettés quotidiennement par des pseudo-gardiens dans l’impunité la plus totale. Les parkings sauvages polluent le paysage et les citoyens trouvent de plus en plus de mal pour garer leur véhicule. En effet, les parkings sauvages ou plus précisément les aires de stationnement «improvisées» font partie d’une situation qui perdure. Aggravée par le problème du chômage, cette situation s’est transformée pour les automobilistes en véritable fardeau à haut risque. Il faut dire qu’il s’agit d’un véritable fléau qui sévit en Algérie depuis longtemps déjà et qui s’est très fortement développé. Les tenants de ces parkings illicites redoublent d’ingéniosité et développent leur racket du citoyen. Ils se sont partagés quasiment toutes les rues d’Alger pour en faire des lieux de stationnement payant, au détriment de la loi. Toutefois, Les pouvoirs publics redoublent d’efforts pour en finir avec ce phénomène. En effet, pour le juguler, les patrouilles de police se sont multipliées près des points noirs où des opérations de régulation de la sécurité sont engagées. Un numéro vert (15-48) et un numéro d’urgence (17) ont été mis à la disposition des citoyens pour dénoncer les dépassements et agissements des pseudo-parkingeurs.
Meriem Benchaouia

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