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vendredi 19 août 2022

Malgré la propagation rapide du variant Omicron: Pr Djenouhat: «Le premier danger demeure le Delta»

Malgré l’apparition des premiers cas d’Omicron en Algérie, le variant le plus dangereux reste toujours le Delta qui est très meurtrier», estime le Pr Kamel Djenouhat.

Par Louisa A. R.

La 4e vague du Covid-19 s’installe progressivement en Algérie. Même si elle est moins virulente que la précédente, il n’en demeure pas moins que la situation sanitaire suscite l’inquiétude des experts qui appellent à relancer la vaccination anti-Covid et à la vigilance. Le président de la Société algérienne d’immunologie et chef de service du laboratoire central à l’hôpital de Rouiba, Pr Kamel Djenouhat, a alerté que «nous sommes en pleine phase ascendante du Delta, ce qui va être aggravée par l’arrivée d’Omicron, considéré comme le variant le plus contagieux parmi tous les virus existants». Invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio nationale, il cite l’exemple de l’Afrique du Sud où presque toute la population a été contaminée à l’Omicron, variant moins dangereux. Il a rappelé que «ce pays enregistre aujourd’hui entre 90 et 100 cas de décès par jour suite à l’Omicron». Pour se prémunir contre ce virus meurtrier, le Pr Kamel Djenouhat a lancé un appel à tous les Algériens pour aller se faire vacciner afin de se protéger contre ces variants du coronavirus. Le seul laboratoire de l’Institut Pasteur d’Alger peut effectuer le séquençage pour identifier le type de variant, a tenu à rappeler le Professeur Djenouhat. Pour identifier les types de variants, il faut passer par le séquençage, expliquant que cette période de pandémie peut constituer l’occasion pour généraliser cet outil. «C’est désolant, en 2021, de
n’avoir qu’un seul centre de séquençage de l’Omicron», a-t-il regretté, soulignant qu’«il faut agir vite et rapidement pour généraliser ces opérations, car cela pourra nous épargner de faire monter un prélèvement d’un Algérien qui habite à Tamanrasset pour faire le séquençage à Alger».
Concernant la vaccination des enfants, le Professeur a indiqué qu’il s’agit d’une question qui n’a pas encore été tranchée. Mais la vaccination des enfants est pour le spécialiste en immunologie nécessaire. «Je suis pour la vaccination des enfants», dira-t-il, expliquant que «si les moins âgés ne développent pas des formes graves, ils peuvent être à l’origine de leur apparition chez les adultes». A cet effet, il a rappelé l’exemple de la Chine qui commence déjà à vacciner les enfants contre le Covid-19 à partir de l’âge de 3 ans.
Pour sa part, le Professeur Elias Rahal, directeur de l’Institut national de santé publique (INSP) et membre du Comité scientifique chargé du suivi et de l’évolution de l’épidémie Covid-19 en Algérie, a affirmé que le nombre de personnes infectées par le coronavirus est en augmentation. Il a souligné également qu’aucune dose de vaccin n’a été détruite en raison de sa péremption. Invité d’une chaîne de télévision privée, le Professeur s’est interrogé sur la réticence des citoyens à se faire vacciner, expliquant que cette attitude peut entraîner la destruction des doses de vaccin contre le coronavirus d’ici le mois de mars, en raison de l’expiration de sa validité. Concernant le variant Omicron, le Professeur Elias Rahal fera savoir que la virulence de ce mutant n’a pas encore été prouvée, mais le danger réside dans la rapidité de sa propagation.

3e campagne de vaccination du personnel de l’Education
Une troisième campagne de vaccination contre le Covid-19 est prévue en faveur du personnel de l’Education à partir du 2 janvier prochain, parallèlement au retour des élèves après les vacances d’hiver.
Selon le ministère de l’Education nationale, il a été décidé, en coordination avec le ministère de la Santé, l’organisation d’une troisième campagne de vaccination, du 2 au 13 janvier 2022. Le département de Abdelhakim Belabed a insisté sur une coordination avec les directeurs de santé des wilayas pour prévoir les meilleurs moyens de rapprocher les équipes médicales du personnel de l’Education, soulignant que les bilans de la deuxième campagne ont démontré que les taux de vaccination les plus élevés ont été recensés dans les régions où les équipes médicales s’étaient déplacées aux établissements d’éducation.
Belabed a mis l’accent, lors des travaux de la conférence nationale regroupant les directeurs de l’éducation et des directeurs de l’administration centrale, tenue en visioconférence, sur la bonne préparation du retour des élèves en classe au titre du deuxième trimestre, appelant à la prise en charge des préoccupations soulevées dans l’objectif de garantir la sécurité sanitaire des élèves et des fonctionnaires du secteur.
L. A. R.

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