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mardi 3 août 2021

Libye/Retrait des mercenaires: L’ONU déplore des progrès «au point mort»

L’émissaire de l’ONU pour la Libye, Jan Kubis, a déploré vendredi devant le Conseil de sécurité des progrès «au point mort» pour la réouverture de la route côtière entre Syrte et Misrata et le retrait des forces étrangères.
«Les progrès sur des questions-clés telles que la réouverture de la route côtière entre Syrte et Misrata qui relie l’est à l’ouest, et le début du retrait des mercenaires, combattants et forces étrangères sont au point mort», a-t-il dit lors d’une visioconférence du Conseil.
«De nouveaux retards dans la réouverture des travaux routiers vont à l’encontre des efforts visant à instaurer la confiance entre les deux parties et pourraient saper les efforts visant à faire progresser la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu, et à faire avancer la transition politique», a-t-il averti.
Sur ce sujet, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, a regretté l’absence d’avancées politiques. «Il est temps que les dirigeants libyens clarifient les bases constitutionnelles des élections nationales prévues le 24 décembre, adoptent la législation requise et veillent à ce que les scrutins ne soient pas retardés», a-t-elle dit, en réclamant des progrès avant le 1er juillet.
«L’utilisation, la présence et les activités continues de milliers de mercenaires, de combattants étrangers et de groupes armés, constituent une menace importante non seulement pour la sécurité de la Libye, mais pour la région dans son ensemble», a averti Jan Kubis.
«Il est essentiel d’assurer un départ ordonné des combattants étrangers, des mercenaires et des groupes armés ainsi que leur désarmement, démobilisation et réintégration dans les pays d’origine», a-t-il ajouté. «Tous les acteurs extérieurs impliqués dans le conflit doivent cesser leur ingérence militaire et commencer à se retirer de Libye immédiatement», a renchéri l’ambassadrice américaine. «Il n’y a pas matière à interprétation sur ce sujet. Tous veut dire tous», a-t-elle insisté. Selon l’ONU, plus de 20 000 mercenaires et militaires étrangers sont toujours en Libye.

Le Conseil de sécurité tient une réunion sur la Manul
Le Conseil de sécurité tient vendredi une réunion par visioconférence, suivie de consultations à huis clos, sur la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manuls).
Il est attendu que l’envoyé spécial du SG de l’ONU en Libye et chef de la Manul, Jan Kubis, présente un exposé sur les derniers développements politiques dans le pays, en mettant l’accent sur les préparatifs des prochaines élections générales du 24 décembre, le respect du cessez-le feu en vigueur et la présence des forces et mercenaires étrangers.
Il est prévu que les membres du Conseil de sécurité évoquent la question de la mise en place d’une base constitutionnelle pour les prochaines élections ainsi que l’accord de cessez-le-feu signé le 23 octobre 2020 par les belligérants libyens, en demandant probablement des dispositions supplémentaires pour sa pleine mise en œuvre.
Les membres du Conseil réitéreront probablement leur appel au retrait complet de tous les combattants étrangers de Libye et mettraient en garde contre les effets potentiellement déstabilisateurs des forces étrangères en Libye sur les pays voisins.
La réunion sera aussi centrée sur les efforts coordonnés à consentir en matière de désarmement, de démobilisation et de réintégration pour contribuer au retrait en temps voulu des combattants étrangers, en insistant, par ailleurs, sur les conditions de déploiement d’observateurs de l’ONU en vue de soutenir le mécanisme libyen pour la surveillance du cessez-le-feu.
Dans son nouveau rapport sur la situation en Libye, le SG de l’ONU a plaidé notamment pour la nécessité de poursuivre les progrès sur les plans politique, économique et sécuritaire, afin de permettre la tenue des élections nationales à la date prévue.
Il a appelé au respect de l’embargo militaire international sur les armes en Libye et faciliter le retrait des combattants étrangers, en rappelant la nécessité de déployer des observateurs internationaux afin de superviser le cessez-le feu en vigueur.
Le chef de l’ONU a, en outre, insisté auprès des autorités libyennes sur la nécessité d’appuyer la Haute commission militaire conjointe 5+5 et d’œuvrer en vue de réunifier l’institution militaire, plaidant également en faveur de la création d’une Haute commission pour la réconciliation nationale.
Yanis H.

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