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lundi 26 septembre 2022

L’exposition Couleurs errantes de Halima Brihoum: Un voyage entre le passé et le présent

La plasticienne Halima Brihoum a dévoilé une collection de ses œuvres hautes en couleur et chargées d’émotion et de spiritualité, à la faveur d’une exposition inaugurée jeudi à Alger.

Intitulée «Alwane charida» (Couleurs errantes), l’exposition accueillie à la galerie Mohamed-Racim, compte plus de 80 toiles dont la plupart sont inédites.

Optant pour un choix de couleurs atypique comme le rose ou le noir, et des techniques variées, comme le dessin sur verre et le collage, l’artiste interroge l’existence, convoque le passé et décrypte le quotidien à travers une série de toiles «abstraites» qui évoquent des états d’âme, l’amour, le pessimisme et l’exil et invitent à la contemplation.

«Si la poésie et la littérature m’ont permise de m’exprimer sur des sujets et questions sans retenue, la peinture est un art qui me donne toute la latitude d’aller plus loin de l’expression sans m’imposer des barrières morales, éthiques ou techniques», a expliqué l’artiste lors du vernissage de l’exposition.

Collant à l’actualité mondiale, l’artiste a consacré une toile à la pandémie de coronavirus, en convoquant les puissances mondiales, qu’elle juge moralement responsables dans la gestion de cette crise.

Le figuratif est aussi présent dans les toiles de Halima Brihoum, qui fait ressortir des éléments et symboles du patrimoine local et africain pour donner à ses œuvres un cachet identitaire typique et reconnaissable.

Avec des symboles amazighes, islamiques et africains, elle met en valeur la richesse de l’héritage culturel et cultuel présent dans la plupart de ses œuvres, savamment colorées.

Dans «Ligne d’or», l’artiste évoque la richesse du Sahara algérien, représenté à travers un coucher de soleil sur les sommets de l’Assekrem (Tamanrasset), dans le majestueux Ahaggar, l’un des sites naturels les plus visités par les touristes.

Halima Brihoum a exposé en Algérie et à l’étranger notamment en Tunisie et en Turquie où elle participé à des expositions collectives. Egalement romancière, elle a publié notamment «Leil oua tayf» (Nuit et spectre), en plus de son implication dans la préservation du patrimoine au sein de l’association nationale «Djoussour» (Passerelles) dont elle est membre fondateur.

«Couleurs errantes» est visible jusqu’au 2 juin à la galerie Mohamed-Racim.

L.B

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