17.9 C
Alger
lundi 22 avril 2024

Les propositions du Cnese sur l’investissement / Rédha Tir : «L’économie nationale en quête d’une gestion transparente»

Encouragement de la BNA à financer les entreprises, sécurité juridique et résorption du chômage, sont les trois axes primordiaux pour la réussite de l’investissement en Algérie, proposés par le Conseil national économique, social et environnemental (Cnese).
Selon son président, Rheda Tir, il faut que les entreprises recrutent même en temps de crise. Il a estime que la conjoncture marquée par la stabilité et la volonté politiques (en attendant la sécurité des textes) le permet. Il a préconisé de sortir des textes flexibles qui encouragent la transparence, l’honnêteté et l’intégrité au sein de l’entreprise et non des textes toxiques ou génériques coûteux pour la République, tout en suggérant d’aller vers des textes qui définissent bien la récompense de l’effort à travers des règles souhaitables qui ne sous-estiment pas les pertes économiques et ne sont pas néfastes à l’économie.
Pour le président du Cnese, le pays a besoin de réformes où la parité du dinar algérien devra faire partie du package afin d’enclencher une relance qui devra être opérationnelle à partir de mai 2022, conformément aux recommandations de la Conférence en 2020 sur la relance suggérée alors sur trois horizons. La monnaie doit être privilégiée par le programme du gouvernement avec l’implication de la banque centrale. Seulement, a déploré l’orateur, «la dualité du dinar pose un réel problème», car a-t-il expliqué, «c’est un mauvais incitateur pour l’investissement car cela encourage l’informel et la surfacturation massive qui demeurent une bataille entre l’électorat et les groupes d’intérêt dans un Etat».
Il faut, a-t-il dit, respecter aussi l’échéancier d’une relance pragmatique répartie sur trois générations, surtout que l’Algérie n’est pas endettée, a une croissance soutenue et jouit de satisfecit des FMI et BM sur l’engouement pour des réformes structurelles. «L’ouverture des capitaux des banques pour la performance du secteur public qui doit sortir du fait du prince à la performance commerciale compte tenu de l’intérêt général».
Pour l’invité de la rédaction de la Chaîne 3, «si on veut un Etat moderne, il ne faut pas brûler les étapes et construire les différentes réformes pour passer de la 1re génération à la 2e des réformes, etc.». Il a expliqué qu’«avec ses atouts, tels la position géostratégique, l’Algérie doit faire bénéficier ses opérateurs des différends avantages compétitifs de la nation».
En plus de la réforme économique d’une manière globale, Rheda Tir a souligné l’importance d’aller vers des textes de loi «flexibles». Tir a estimé qu’il faut aller vers une gestion moderne et redoubler la cadence des réformes en 2022 qui est une année charnière. L’économie nationale est en quête, a-t-il précisé, de textes plus incitatifs et une gestion administrative numérisée, transparente, après le cap de la mise jour institutionnelle. «Il faut un large et profond toilettage de tous les textes antinationaux», a dit l’économiste, ajoutant que «cela ne peut se faire sans dialogue public-privé, utile pour une relance effective par la concertation». L’intervenant a suggéré aussi de penser à un dialogue public-public. Lequel dialogue doit, de son avis, s’accompagner d’un diagnostic en profondeur qui doit s’articuler autour des différends relais monétaire et fiscal, juridique et de confiance mutuelle entre le gouvernement et ses partenaires. Il a également insisté sur une étroite collaboration public-privé qui doit se faire dans la transparence et le principe de business-friendsheap, c’est-à-dire l’esprit de libre initiative et de confiance commerciale.
Et pour conclure, l’intervenant n’a pas omis de dire que «les opérateurs nationaux doivent aussi jouer le jeu de la modernisation dans la logique de gagnant-gagnant».

Le Cnese examinera en janvier le rapport de conjoncture pour 2020 et 2021
Le Conseil national économique, social et environnemental (Cnese) examinera, lors de son Assemblée générale prévue en janvier prochain, le rapport de conjoncture pour les années 2020 et 2021, afin de présenter au président de la République l’état de l’économie nationale. «Lors de la prochaine session de l’Assemblée générale du Cnese, qui se tiendra au mois de janvier, nous allons examiner le rapport de conjoncture pour les deux années 2020 et 2021, afin de donner au Président de la République l’état de l’économie nationale sur les différents plans», a déclaré le président de Cnese, Rédha Tir.
Louisa Ait Ramdane

Article récent

--Pub--spot_img

Articles de la catégorie

- Advertisement -spot_img