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mardi 9 août 2022

Les prix élevés dissuadent les Algériens de se faire dépister Le Pr Djenouhat appelle à rendre accessibles les tests antigéniques dans les hôpitaux

Les jours passent et les records de cas positifs au Covid-19 sont régulièrement battus en Algérie, alors que le pic de la quatrième vague de l’épidémie n’est pas encore atteint. Des chiffres jamais vus depuis le tout début de cette crise sanitaire interminable. Cette flambée des contaminations a provoqué une véritable psychose chez les citoyens, beaucoup redoutent de contracter, à tout moment, le virus. Cependant, les prix des tests du coronavirus sont relativement chers et font que ceux qui soupçonnent une éventuelle contamination par le Covid-19, évitent de se faire dépister. Même avec des symptômes, beaucoup de familles modestes réfléchissent à deux fois avant de se rendre dans un laboratoire pour faire le test qui coûte entre 2 500 et 9 000 DA. Eprouvés par un pouvoir
d’achat en chute libre et la cherté de la vie, la plupart d’entre eux perçoit cette nouvelle dépense sanitaire comme une véritable épreuve. S’exprimant, hier, sur les ondes de la Radio algérienne, le président de la Société algérienne d’immunologie, le Professeur Kamel Djenouhat, a lancé un appel aux responsables des structures hospitalières afin de rendre disponibles et accessibles les tests antigéniques. Ceci en vue d’une meilleure maîtrise de la propagation du virus, notamment dans son dernier variant Omicron à forte contagiosité. Selon lui, «le prix d’un test est hors de portée du citoyen, surtout lorsque plusieurs membres d’une même famille sont atteints». A cet effet, le Pr Djenouhat a rappelé la dernière instruction du président de la République, lors de sa réunion avec le Comité scientifique, appelant à rendre accessible à tout le monde les tests. S’agissant de la fiabilité du test antigénique par rapport au PCR, le professeur a expliqué que la différence entre les deux n’est pas au niveau de la fiabilité mais plutôt la sensibilité. «La seule différence est que le PCR se positive un jour avant l’antigénique. Il se trouve qu’avec ce dernier variant du virus, l’Omicron, le test ne se révèle positif qu’à partir du quatrième ou cinquième jour et il reste positif jusqu’à huit à dix jours», a-t-il dit. «L’Omicron est certes moins virulent, mais il peut provoquer des complications», a-t-il précisé. Selon le Pr Kamel Djenouhat, cette non virulence est due à plusieurs facteurs : «Le virus ne pénètre pas profondément dans les poumons et reste en haut de l’appareil respiratoire».

Avec Omicron, l’espoir d’une fin de la pandémie se dessine, selon l’OMS
Le variant Omicron, qui pourrait contaminer 60 % des Européens d’ici mars, a amorcé une nouvelle phase de la pandémie de Covid-19 dans la région et pourrait la rapprocher de son dénouement, a estimé le directeur de l’OMS Europe. «Il est plausible que la région se rapproche d’une fin de la pandémie», a dit à l’AFP Hans Kluge, appelant toutefois à la prudence du fait de la versatilité du virus. «Une fois que la vague Omicron sera calmée, il y aura pendant quelques semaines et quelques mois une immunité globale, soit grâce au vaccin, soit parce que les gens seront immunisés en raison de l’infection et aussi une baisse en raison de la saisonnalité», a-t-il estimé. «Toutefois, nous ne sommes pas dans une ère endémique», a souligné le responsable onusien. «Endémique signifie que l’on peut prévoir ce qui va se passer, ce virus a surpris plus d’une fois. Nous devons donc être très prudents», a insisté M. Kluge. Dans la région qui compte 53 pays dont certains sont situés en Asie centrale, Omicron représentait, au 18 janvier, 15 % des nouveaux cas de Covid, soit plus de la moitié que la semaine précédente, selon les données de l’OMS. Dans l’Union européenne et l’Espace économique européen (EEE), ce variant, apparu fin novembre, plus contagieux que le Delta, est désormais dominant d’après l’agence de santé européenne. Avec l’explosion des contaminations, il s’agit de «minimiser les perturbations et de protéger les personnes vulnérables» et non plus de se focaliser seulement sur la diminution de la transmission.

Meriem Benchaouia

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