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samedi 10 décembre 2022

Les nouveaux sous-variants ne suscitent pas d’inquiétude, selon Pr Djenouhat: «Les Algériens ont acquis une immunité collective grâce à Omicron»

Selon une étude menée au niveau de l’hôpital de Rouiba, citée par le Professeur Kamel Djenouhat, les Algériens ont acquis une immunité collective grâce au mutant Omicron, qui a infecté plus de 93 % des Algériens.

Par Louisa A. R.
Les cas de contamination au Covid-19 en Algérie sont au plus bas depuis l’apparition de l’épidémie dans le pays, il y a deux ans.
A noter que pour la première fois, depuis mars 2020, le pays n’a enregistré aucun nouveau cas de contamination. Les chiffres révélés par le ministère de la Santé le confirment et l’espoir de voir cette pandémie qui a terrorisé le monde entier derrière nous se dessine à l’horizon. En ce mois d’avril, les bilans 0 cas contamination ont été enregistrés.
Est-ce la fin de la pandémie ? Les spécialistes commencent déjà à livrer leur optimisme. Le Professeur Kamel Djenouhat, en sa qualité de spécialiste en immunologie, a livré les pronostics quant à l’avenir de l’épidémie en Algérie et dans le monde.
Le président de l’Association algérienne d’immunologie a estimé que le variant Omicron a réalisé ce que nous n’avons pas pu atteindre par la vaccination, et ce, à travers l’immunité collective atteinte suite à la forte propagation de ce variant. «Les Algériens ont acquis une immunité collective grâce au variant Omicron, qui a infecté plus de
93 % d’entre eux», a-t-il expliqué.
Par ailleurs, le Professeur a attribué la baisse du nombre d’infections au Covid-19 à la politique adoptée par le secteur de la Santé, qui a contribué à atteindre l’immunité collective de manière naturelle.
Invité de la matinée de la Chaîne 2 de la Radio nationale, Djenouhat a exprimé son étonnement quant à la position de certains pays européens qui classent encore l’Algérie dans la catégorie orange, malgré l’amélioration de la situation épidémiologique.
Évoquant les nouveaux sous-variants apparus dans certains pays, notamment européens, le président de l’Association algérienne de l’immunologie a indiqué qu’ils ne suscitent pas d’inquiétude et ne présentent pas de danger. Selon lui, cette épidémie est en passe de disparaître en Algérie et dans le monde. Il a affirmé, dans ce contexte, qu’une cinquième vague n’est pas attendue, d’autant plus que l’immunité collective qui a été acquise restera efficace pendant plus de 6 mois, par rapport à l’immunité du vaccin qui n’a d’effet que pendant 4 mois. Cependant, Kamel Djennouhat a souligné la nécessité de tirer une leçon de ce qui s’est passé pendant les vagues précédentes et se préparer à toute urgence.
L’avis du Professeur n’est pas partagé par d’autres spécialistes qui appellent toujours à la vigilance. Le chef du service cardiologie au CHU Nafissa-Hamoud (ex-Parnet), le Professeur Djamel Eddine Nibouche, a indiqué récemment qu’«il y a une extinction du variant Delta. Cependant, l’Omicron est toujours là, comme nous le constatons avec la résurgence de l’épidémie en Chine». Il avait précisé que «tant que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a pas déclaré l’extinction de l’épidémie au niveau mondial, la menace persistera».
L. A. R.

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