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mardi 3 août 2021

Les investisseurs asphyxiés par la bureaucratie : Saida Neghza évoque les contraintes qui freinent les chefs d’entreprise

Les difficultés auxquelles sont confrontés les investisseurs qui veulent réaliser des projets dans différents secteur sont nombreuses constituant ainsi  un véritable obstacle qui dure depuis de très longues années. Selon Saïda Neghza, présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes, la majorité des  chefs d’entreprise continuent à être asphyxiés et broyés par le rouleau compresseur de la bureaucratie. Intervenant dans l’émission « Avec Laila » sur la chaîne Lina, la présidente de la CGEA a fait savoir que ses visites sur le terrain et ce, dans 23 wilayas, à ce jour, ont montré que tous les investisseurs souffrent des mêmes problèmes, qui tournent principalement autour des obstacles bureaucratiques et administratifs dans l’incarnation et l’accompagnement de leurs projets. « Investir dans le secteur agricole nécessite de fournir de l’énergie électrique aux investisseurs agricoles, car les régions du sud souffrent d’une grande pénurie d’approvisionnement, les obligeant à acquérir des générateurs électriques dans un environnement qui connaît une hausse importante de la température, surtout durant l’été » a –t-elle déclaré. Dans ce sens, Saïda Neghza a expliqué que ses efforts pour résoudre le problème de l’énergie électrique dans les zones désertiques ont commencé à aboutir. « Après ma rencontre avec les ministres de l’Agriculture et de l’Énergie, ils ont commencé à travailler sur des solutions à ce problème, en commençant par la région de Hassi Messaoud et Ouargla », a-t-elle affirmé.  Dans ce sens, l’invité a assuré que tous les ministres qu’elle a rencontrés se sont engagés  à trouver des solutions aux obstacles auxquels sont confrontés les investisseurs. «J’ai reçu des promesses fermes de tous les ministres que j’ai  rencontré, après mes longs déplacements sur le terrain, de résoudre tous les problèmes que j’ai soulevé  dans des rapports bien détaillés sur la réalité de l’investissement et les difficultés liés à toutes les souffrances qu’endurent les investisseurs dans les régions visitées », a-t-elle dit. A cet effet, la présidente de la CGEA a assuré que « la balle est dans le camp des responsables gouvernementaux », et qu’elle a rempli le devoir et la tâche de leur rendre compte de ce qui se passe sur le terrain en termes d’abus subis par les opérateurs économiques, avec lesquels elle a eu de longues auditions, au cours desquelles elle a suivi la situation générale de l’investissement au niveau local. À cet égard, Saida Neghza a souligné que le problème de communication, qu’elle considère comme la principale raison de ne pas faire parvenir les messages qui portent la souffrance des investisseurs aux autorités supérieures du pays est à l’origine de ces contraintes. Tenant, par la même, les responsables locaux, y compris les walis et les maires pour responsables. La présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes a pu adopter  une nouvelle démarche qui lui a permis de réussir à faire entendre La voix des investisseurs, et qui s’appuie notamment sur les réseaux sociaux. Lors de son passage dans cette émission Saida Neghza, a abordé un sujet auquel elle accorde une très grande importance et qui est liée aux zones d’ombre dont les habitants souffrent du chômage et de la pauvreté, compte tenu de l’absence d’investissements qui sont, pour certains, freinés en raison de problèmes bureaucratiques. A ce propos, elle a appelé à la nécessité d’arrêter de telles pratiques, d’autant plus qu’il s’agit d’assurer une vie décente aux Algériens qui ont des difficultés à obtenir un emploi dans ces zones.

Meriem Benchaouia

 

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