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mardi 3 août 2021

Le théâtre algérien en deuil: L’artiste Driss Chekrouni n’est plus

Le quatrième art est en deuil depuis l’annonce, le premier jour de l’Aïd, mardi, du décès du comédien et metteur en scène Driss Chekrouni. Agé de 75ans, l’artiste défunt était contaminé par le Covid-19. Des messages de condoléances et de soutien ont été envoyés dès l’annonce de cette triste nouvelle à la famille du défunt et à la famille artistique par ses amis et les passionnés de théâtre.

Par Abla Selles

Natif de Fes le 5 février 1964, Driss Chekrouni a fait ses études de théâtre à l’école de Bordj El Kifan entre 1967 à 1972. Comédien au Théâtre national algérien de 1972 à 2000, l’artiste défunt était un homme très dynamique et ambitieux. En effet, il a participé en qualité de comédien dans une vingtaine de pièces de théâtre, dont «La bonne âme de Sechouan» de Bertolt Brecht, «Beni Kelboune» de Ould Abderhmane Kaki et autres.
Driss Chekrouni a côtoyé de grands noms du théâtre algérien en tant qu’assistant metteur en scène, dont AbdelkaderAlloula, Mhamed Benguettaf, Ould abderrahmane Kaki, Mustapha Kateb, entre autres. Il a ensuite mis en scène plusieurs pièces de théâtre. On cite, dans ce sens, «Les Babouches» d’Abou Kacem, «Maître Puntilla et son valet Mati», «Les Vitrines», «Rihletel Hadh», «Echrob El bahr» en 1999 et et «Le cadavre encerclé» de Kateb Yacine en 2000. Les ambitions de Driss Chekrouni l’ont conduit vers le cinéma et la télévision à travers «L’après-pétrole», un film de Mohamed Hilmi, «L’enlèvement» de Djamel Bendedouche, «El Houcein Ibn Ali», un feuilleton de Mustapha Badie, «Le fils de famille» et «Le faucon», des films de Amar Tribeche et enfin «Assia», un feuilleton signé Mustapha Kateb.
Le défunt a représenté le pays dans plusieurs festivités internationales à l’image du Festival de Carthage avec «Galou el arab galou» et «Les martyrs reviennent cette semaine», au Maroc avec «Beni kelboune» et «Galou el arab galou», en Syrie avec «Bab el foutouh», «Les martyrs reviennent cette semaine» et «Djeha baa h’marou». Driss Chekrouni a fait aussi une expérience dans l’enseignement à l’INAD durant deux ans, avant de devenir chef du département artistique au sein du Théâtre national algérien de 1998 à 2000. A. S.

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