16.9 C
Alger
mercredi 22 mai 2024

Le spectre d’une seconde Nakba plane: La machine sioniste poursuit le massacre dans l’enfer de Ghaza

Pour la 37e journée consécutive, l’armée sioniste poursuivait hier son agression barbare contre Ghaza, au cours de laquelle elle a détruit des quartiers résidentiels et fait plus de 11 208 martyrs, en majorité des enfants et des femmes, et près de 30 000 blessés, selon des sources palestiniennes officielles. Plongés dans l’enfer et la panique, des milliers de civils ont fui le nord de la bande de Ghaza pilonnée par d’intenses bombardements. Cette situation rappelle cruellement celle vécue il y a 75 ans, le spectre d’une seconde Nakba plane sur Ghaza. A cet effet, le porte-parole du Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Jens Laerke, a déclaré que les aides humanitaires ne peuvent pas être acheminées au nord de la bande de Ghaza, qualifiant la situation dans ce territoire d’«enfer sur terre», en raison de la poursuite sans répit des bombardements violents et des attaques sionistes contre l’enclave palestinienne. «S’il y a un enfer sur terre maintenant, c’est bien le nord de Ghaza», a déclaré Jens Laerke, lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’Office des Nations unies à Genève. Laerke a évoqué la «détérioration de la situation humanitaire dans la bande de Ghaza, assiégée et soumise aux attaques dévastatrices menées par les forces d’occupation sionistes», alors que la population de ce territoire est privée d’eau, d’électricité, de nourriture et de médicaments. Le responsable onusien a souligné que l’«acheminement des aides à bord des camions des Nations unies au sud de Ghaza se fait de manière limitée, en raison de la densité élevée de la population et qu’elles ne peuvent donc pas parvenir aux habitants». Par ailleurs, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a annoncé «un nombre important de martyrs et de blessés» parmi les réfugiés palestiniens dans le bombardement, tard samedi, de son siège dans la ville de Ghaza. «La tragédie en cours des martyrs et des blessés civils pris au piège de ce conflit (…) doit cesser», a indiqué le PNUD dans un communiqué. «Les civils, les infrastructures civiles et l’inviolabilité des locaux de l’ONU doivent être respectés et protégés en tout temps».

L’OMS perd la communication avec ses contacts à l’hôpital Al-Shifa
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé avoir perdu la communication avec ses contacts à l’hôpital Al-Shifa, au nord de Ghaza, en proie à des attaques sionistes répétées, au 37e jour de l’agression lancée par l’occupant sur l’enclave palestinienne, a rapporté, hier, l’agence de presse Wafa. Au cours des dernières 48 heures, l’hôpital Al-Shifa, qui est le plus grand établissement médical de Ghaza, aurait été attaqué à plusieurs reprises par des avions de combat et des chars sionistes, faisant plusieurs martyrs et blessant de nombreuses autres personnes, selon Wafa. L’unité de soins intensifs a subi des dégâts suite aux bombardements, tandis que les zones de l’hôpital où s’abritaient les personnes déplacées ont également été endommagées par les bombardements sionistes. Un patient intubé serait décédé suite à une coupure d’électricité. Les derniers rapports indiquaient que l’hôpital était encerclé par des chars de l’occupation. Le personnel a signalé le manque d’eau potable et le risque que les dernières fonctions restantes, notamment les unités de soins intensifs, les ventilateurs et les incubateurs, soient bientôt fermées en raison du manque de carburant, mettant ainsi la vie des patients en danger immédiat. Par ailleurs, l’OMS a exprimé ses graves inquiétudes quant à la sécurité des agents de santé, des centaines de patients malades et blessés, y compris des bébés sous assistance respiratoire et des personnes déplacées qui restent à l’intérieur de l’hôpital. Elle a de nouveau appelé à un cessez-le-feu immédiat à Ghaza, «seul moyen de sauver des vies et de réduire les souffrances des Palestiniens». «Les hôpitaux, les patients, le personnel de santé et les personnes hébergées dans des établissements de santé sont protégés par les Conventions de Genève et le droit international humanitaire», a rappelé l’OMS, appelant également à «des évacuations médicales soutenues, ordonnées, sans entrave et sûres des patients gravement blessés et malades vers l’Egypte via le poste frontière de Rafah».
Meriem B.

Article récent

le jour

--Pub--spot_img

Articles de la catégorie

- Advertisement -spot_img