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samedi 3 décembre 2022

Le spectacle «Lil’Hob» au TNA: La chanteuse Manal Gherbi enchante les Algérois

Un public nombreux était présent vendredi soir au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA) pour assister à un spectacle de musique intitulé «Lil’Hob» (Pour l’amour). Animé par la chanteuse Manal Gherbi, ce spectacle plein de rythmes et d’émotion a été chaleureusement applaudi par le public venu apprécier la prestation de cette artiste.

Par Abla Selles
Ce spectacle de chants andalous, châabis et de variété algérienne a été une occasion pour mettre en valeur l’authenticité de la musique algérienne, sa richesse ainsi que la belle voix de Manal Gherbi qui n’a ménagé aucun effort pour créer une ambiance conviviale.
La cantatrice à la voix suave, occupant le centre de la scène devant son piano électrique blanc, a fait part de «son immense bonheur de retrouver son public», avec qui elle allait «fièrement célébrer le 68e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale».
Durant deux heures et demie, Manal Gherbi a embarqué le nombreux public présent dans un voyage à trois stations qui a débuté par l’interprétation d’extraits de la Nouba Mezmoum, suivie par quelques pièces dans le genre hawzi, pour clore son concert dans le genre chaâbi et la variété algérienne.
Pour la réussite de son spectacle, Noureddine Silhat (oud), Yanis Ait Kaci (violon), Samy Feddag (piano), Farid Mokaddem (ney), Mansour Brahimi (mandoline), Sofiane Bouchafa (derbouka), Khaled Ghazi (tar), Sofiane Frendi (percussion) et le jeune Tayeb à la basse, ont fait montre de toute l’étendue de leurs talents respectifs.
Dans une ambiance de grands soirs, Manel Gherbi a entonné, durant les deux premières parties, des classiques de la musique andalouse dans les modes Mezmoum et Jarka, dont «Sabri qalil», «Qoum Yassir lana el kit’âne», «Faraqouni ya tarahoum yardji’oun», ainsi que «Ma qountou adri».
La troisième partie a permis au public d’apprécier quelques «mouwachahet» orientales, avant de retrouver l’artiste dans la variété algérienne et le chaâbi, rendant ainsi hommage à de grandes figures de la chanson du genre, à l’instar des regrettés Amar Ezzahi avec «Salli trach qalbi yaâtik kh’barou», ou encore Mohamed El Badji, avec «Ya bahr Ettofane».
Le spectacle s’est terminé avec «El Hamdou lil’Allah ma bqach isti’âmar fi bladna», célèbre pièce d’El Hadj M’hamed El Anka, rendue par Manel Gherbi et reprise en chœur par toute la salle.
Issue d’une famille d’artistes, Manel Gherbi a baigné depuis sa tendre enfance dans le monde de la musique en intégrant d’abord la chorale de la maison de jeunes de Ain Taya.
Passionnée par le piano, son instrument fétiche qu’elle a commencé à tripoter dès l’âge de 3 ans, elle fera partie, plus tard, de l’Association de musique andalouse «Nouba», avec laquelle elle a participé à de nombreux festivals en Algérie et à l’étranger. Connue également à l’écran comme présentatrice de télévision, Manel Gherbi a brillé sur plusieurs scènes internationales, notamment en Allemagne et en France, entre autres.
Le spectacle «Lil Hob» a été organisé en collaboration avec le TNA et l’Office national des droits d’auteur et Droits voisins (ONDA).
Il est à noter que le Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi encourage tous genres de création artistique. Plusieurs spectacles de musique andalouse porteurs de nouveauté ont été animés sur ses planches.
A. S.

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