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jeudi 25 avril 2024

Le rapport d’Israël dûment remis à la CIJ

Le jour même où expirait le délai accordé il y a de cela un mois par la Cour internationale de justice à Israël pour lui remettre le rapport détaillant les décisions prises par lui pour empêcher la commission par son armée du génocide dont il est accusé par l’Afrique du Sud, le président américain s’est dit optimiste quant à l’établissement d’une trêve au cours de laquelle un certain nombre d’otages israéliens seraient libérés. Jusqu’à la dernière heure de la journée d’avant-hier, 26 février, il était à craindre qu’Israël n’envoie pas le rapport demandé par la Cour, une éventualité d’autant plus concevable qu’on voyait mal ce qu’avait pu faire Israël pendant le mois écoulé qui montre que du moins il avait essayé de tuer moins de Ghazaouis que lors de la phase précédente, et qu’il avait autorisé l’entrée des secours en quantités plus grandes qu’auparavant. En fait, il s’est appliqué à faire juste le contraire, certain du fait que quelques crimes qu’il commette, il ne sera pas condamné, les Etats-Unis, son alter ego, veillant au grain, et poursuivant sans état d’âme son approvisionnement en armes et munitions les unes aussi destructrices que les autres.

Mais finalement le rapport a été envoyé par lui, dont une copie a été transmise par la Cour à l’Afrique du Sud, avec l’obligation faite à celle-ci de lui remettre ses remarques dans une quinzaine de jours, de même qu’avec celle de ne pas en révéler le contenu, lui laissant à elle le soin de le rendre public. Dans le même temps, la Cour poursuit ses auditions sur la question de savoir si Israël en multipliant les colonies en Cisjordanie agit dans le respect de la loi internationale ou au contraire au mépris d’elle, et ce, dans le cadre d’une procédure initiée par l’Assemblée générale des Nations unies. Où l’on peut voir qu’une guerre ne se déroule pas que sur le champ de bataille, mais sur différents terrains, dont celui de la justice n’est pas le moindre. Une condamnation d’Israël pour génocide n’arrêtera pas sa machine de guerre sans doute, mais il lui portera sur le plan symbolique un coup dont selon toute probabilité il ne se relèvera pas. S’agissant maintenant de l’annonce faite par Joe Biden, comme quoi un accord serait imminent, on est fondé à se demander s’il s’agit là d’un vœu pieux ou bien d’une réalité, tant elle semble peu en phase avec ce qui se passe à Ghaza, où la famine étend son emprise, et où les massacres de civils se poursuivent avec un rythme dont on n’observe pas qu’il ait décru. Les chances qu’un accord intervienne sur un cessez-le-feu temporaire, serait-il de plusieurs semaines, n’équilibrent pas celles qui s’y inscrivent en faux. Mais enfin, tant que les premiers concernés n’infirment ni ne confirment le propos tenu à ce sujet par Biden, la circonspection reste de mise, d’autant qu’en dépit des divergences, qui sont énormes, les négociations ne se sont pas interrompues. Elles se sont poursuivies dernièrement à Paris, entre les mêmes participants, ce qui semble dire qu’un accord n’est pas quelque chose d’impossible, aussi improbable qu’il puisse paraître. La différence la plus marquante entre la trêve envisagée ici et celle qui a déjà eu lieu, c’est sa durée, qui serait de plusieurs semaines, alors que la première a été d’une semaine seulement. Depuis un certain temps, on lui prête une longueur de 6 semaines. Une trêve relativement longue a pour vocation de se transformer en un cessez-le-feu définitif, ce qui n’est évidemment pas le cas d’une autre qui elle serait courte. Voilà tout ce qu’il est possible d’en dire pour l’heure.

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