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lundi 20 mai 2024

Le Projet de loi sur l’activité audiovisuelle présenté par Mohamed Laagab: Organiser la production en adéquation avec les développements en cours

Le ministre de la Communication, Mohamed Laagab a affirmé, hier à Alger, que le projet de loi sur l’activité audiovisuelle visait à garantir la continuité du service public et à organiser la production audiovisuelle, en adéquation avec les développements en cours.

Par Massi S.

Le ministre qui présentait le projet de loi, lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale, a expliqué que ce projet qui « garantit la continuité du service public, tend à organiser la production audiovisuelle et se distingue par l’affectation de chaînes de télévision thématiques et d’autres généralistes ». Il a, également, souligné que ce texte visait à adapter le système du secteur de la communication à la Constitution de 2020, ainsi qu’à suivre les évolutions technologiques en cours dans le secteur audiovisuel, notamment en ce qui concerne le cadre de la diffusion, la technologie Web-Radio et Web-TV et l’organisation de la question du capital-actions, selon les conditions et les standards internationaux. Le ministre a énuméré un ensemble de conditions et de mesures, qu’il a qualifiées d’universelles, dans l’organisation de l’activité audiovisuelle. Il a cité, entre autres, la condition d’un capital purement national, que les directeurs et hauts responsables de la chaîne disposent de diplôme universitaire. Parmi les partenaires et actionnaires, il doit y avoir quelques journalistes, indique le ministre, ajoutant également qu’une expérience de pas moins de 10 ans est exigée pour le responsable afin qu’il puisse accomplir un travail d’encadrement. En fait, comme ce projet de loi prend en considération le développement technologique, c’est la première fois que l’on évoque les web-radio et web-TV, pour qu’il n’y ait pas confusion avec la presse électronique, cette dernière étant multimedia, alors que la web radio et TV web s’intéressent uniquement de l’information télévisuelle.  » C’est pour cette raison qu’elles ne relèveront pas de l’Autorité de régulation de la presse écrite et électronique mais plutôt de l’Autorité de régulation de l’audiovisuelle  » a-t-il indiqué, ajoutant qu’en cas de confusion entre les deux Autorités, elles peuvent bien coopérer entre elles. Aussi, le texte exige un taux de 60% de production nationale, aucune chaîne n’ayant le droit de diffuser 100% de produits importés. Les chaines généralistes ne sont pas tenues de ne pas s’intéresser à l’aspect information, elles peuvent inclure des programmes d’information, mais les taux des plages horaires seront arrêtés par l’Autorité de régulation sur la base d’un cahier des charges. Par ailleurs, le ministre a indiqué que le débat et l’enrichissement de ce texte par les députés permettront d' »élaborer un projet solide et cohérent qui renforcera le secteur audiovisuel ».
M. S.

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