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mardi 28 juin 2022

Le Professeur Nibouche exhorte à la prudence : «C’est une accalmie, pas une extinction de la pandémie»

Malgré une baisse récente des cas de contamination au coronavirus enregistrée en Algérie, la vigilance doit rester de mise, selon le Professeur Djamel-Eddine Nibouche, qui a estimé qu’il s’agit d’une «importante accalmie» et non pas d’une «extinction» de la pandémie.
La pandémie de Covid-19 continue de reculer en Algérie. La décrue a commencé depuis quelques semaines déjà. Depuis plus d’une semaine, le bilan quotidien du ministère de la Santé ne fait part d’aucun décès dû au Covid-19. Ces indicateurs montrent que la pandémie de Covid-19 a fortement reculé en Algérie où l’obligation du port du masque et les mesures barrières ont été quasiment abandonnées par le citoyen.
Le chef du service cardiologie au CHU Naffissa-Hamoud (ex-Parnet) a souligné qu’«il y a une extinction du variant Delta. Cependant, l’Omicron est toujours là, comme nous le constatons avec la résurgence de l’épidémie en Chine». Invité de
l’émission «Invité de la rédaction» de la Chaine 3 de la Radio nationale, il a précisé que «tant que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a pas déclaré l’extinction de l’épidémie au niveau mondial, la menace persistera».
A noter que pour la première fois, depuis mars 2020, le pays n’a enregistré aucun nouveau cas de contamination, selon les données du ministère de la Santé. En outre, l’Algérie n’a pas enregistré officiellement de décès du Covid-19 depuis le 29 mars dernier où une personne avait succombé à la maladie. Le nombre de personnes en réanimation a suivi aussi la courbe descendante des contaminations. Malgré ce recul notable, le ministère de la Santé et les spécialistes se gardent de décréter la fin du Covid-19.
Evoquant le dossier de la réforme de la santé en Algérie, le spécialiste a insisté d’abord sur le maintien du caractère social du système de santé. «C’est un acquis fondamental qui nous a permis d’éradiquer de nombreuses maladies», a-t-il déclaré. L’intervenant a plaidé en faveur d’un système de «contractualisation». «C’est une nécessité absolue qui passera par la modernisation de la sécurité sociale», a expliqué l’invité de la Chaîne 3.
Dans le même contexte, le spécialiste fera savoir que les récentes rencontres ont donné lieu à des recommandations et que les textes sont en cours
d’élaboration. Néanmoins, il ne s’agit pas seulement de préparer des textes de loi, dira-t-il, soulignant qu’il faut surtout élaborer un «plan d’action bien défini au niveau national» permettant d’exécuter cette réforme sur le terrain et de l’appliquer «graduellement». Pour le Professeur, le succès de cette initiative est conditionné par la mise en œuvre des réformes dans d’autres secteurs. «La réforme de la santé oui, mais elle doit s’intégrer à des réformes qui permettrons au secteur de la Santé
d’être efficace», a-t-il insisté.
Aussi, a-t-il mis en garde particulièrement contre une éventuelle précipitation dans l’application de la réforme qui, selon lui, pourrait avoir des conséquences regrettables. «Il n’est pas question, a-t-il dit, de réformer très rapidement. Il faut, plutôt, passer par des étapes, parce que cette même réforme comprend plusieurs aspects à prendre en charge, à savoir la numérisation, la ressource humaine, les structures, les équipements, la gestion administrative…».

Louisa A. R.

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