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jeudi 25 février 2021

Le président de l’Agence de sécurité sanitaire se veut rassurant: Pr Sanhadji déplore : «Les gens ont plus peur du vaccin que du virus lui-même»

Les premières vaccinations contre le coronavirus pourraient avoir lieu en Algérie avant la fin du mois courant. Le recours à l’acquisition de plusieurs vaccins contre le coronavirus est une bonne décision, indique le Professeur Kamel Sanhadji, estimant, à cet égard, que le vaccin, quelles que soient son origine et sa qualité, formera les mêmes anticorps contre le Covid-19.

Par Louisa Ait Ramdane

Alors qu’un certain nombre de vaccins potentiels contre le Covid-19 sont mis au point, la crainte s’empare de la population dont un grand nombre rejette la vaccination. Pour rassurer les esprits, Kamel Sanhadji a affirmé que l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire a mené des études scientifiques et techniques sur 10 vaccins qui ont été annoncés et a soumis un rapport aux autorités afin qu’elles puissent faire le bon choix. «L’Agence nationale de sécurité sanitaire a mené des études scientifiques sur dix vaccins et remis son rapport aux autorités avec les caractéristiques, l’efficacité et les processus logistiques de chaque vaccin et tout le processus logistique qui y est lié, afin de choisir le vaccin le plus approprié», a-t-il expliqué. Ce n’est pas fini, le Professeur a affirmé encore que le Comité d’experts en immunologie, formé à cet effet, a mené des études scientifiques et techniques et s’est basé sur des publications scientifiques documentées dans l’étude des caractéristiques de chaque vaccin. Au sujet du vaccin anti-Covid-19 dont l’Algérie ne s’est pas contentée d’uniformiser la marque,  Pr Kamel Sanhadji a indiqué : «Nous sommes dans un état sanitaire urgent, ce qui nécessite l’acquisition de plusieurs vaccins contre le Covid-19». «Si nous étions dans une situation sanitaire normale, choisir un seul vaccin aurait été mieux, compte tenu de l’homogénéité et de la standardisation des mesures en termes de stockage et de logistique», a justifié ses propos le Professeur sur les ondes de la Radio nationale.
Selon le même responsable, le recours de l’Algérie à l’acquisition de plusieurs vaccins contre le coronavirus est une bonne décision. Il a affirmé, à cet égard, que la solution est la multiplicité des vaccins, compte tenu de la demande mondiale qui dépasse les milliards de doses, estimant que le vaccin, quelles que soient son origine et sa qualité, formera les mêmes anticorps contre le Covid-19. «Scientifiquement, les anticorps qui se forment après la vaccination sont les mêmes au final, quelle que soit l’origine du vaccin corona, mais c’est la méthode d’accès qui varie», a-t-il expliqué encore.
Pour rassurer sur l’efficacité des vaccins anti-Covid choisis par l’Algérie, Sanhadji a déclaré que la peur du vaccin est plus importante que le virus lui-même, détaillant que les opérations de sondage menées en Europe avant le début du processus de vaccination ont montré que 60 % des Européens rejettent le vaccin. Cependant, après le début l’opération de vaccination, il a affirmé que les sondages ont montré que 64 % ont opté pour la vaccination. Il a souligné, à cet égard, qu’il est nécessaire de bien communiquer avec les citoyens et d’améliorer la méthode de communication afin de leur transmettre les bonnes idées sur le vaccin et le virus, d’autant que de nombreux citoyens ont refusé de recevoir le vaccin.
Pour conclure, il fera remarquer que les vaccins ont contribué à réduire de 50 % le nombre de décès dus aux maladies infectieuses au cours du siècle dernier, indiquant que seule la vaccination saura briser la chaîne de transmission et de propagation du virus.

L. A. R.

 

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