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lundi 5 décembre 2022

Le président de la République a convoqué le corps électoral : Elections législatives fixées au 12 juin

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a signé, avant-hier, un décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour le 12 juin 2021, en vue de l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République.

Par Aomar Fekrache
«En vertu des dispositions de l’article 151, alinéa 02, de la Constitution, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a signé aujourd’hui 27 Rajab 1442, correspondant au 11 mars 2021, le décret présidentiel 96-01 relatif à la convocation du corps électoral en vue des élections législatives, dont la date est fixée au samedi 12 juin 2021», a précisé le communiqué. Aussitôt, le décret présidentiel portant convocation du corps électoral a été publié dans le dernier numéro du Journal officiel (JO). Il s’agit du décret 21-96 du 27 Rajab 1442 correspondant au 11 mars 2021 stipulant, dans le 1er article, qu’«en vue de l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale, le corps électoral est convoqué le samedi 12 juin 2021». Le texte décrète, en outre, qu’en prévision de ce scrutin, «une révision exceptionnelle des listes électorales est ouverte, à compter du mardi 16 mars 2021, elle est clôturée le mardi 23 mars 2021».

La loi sur le régime électoral signée par le Président
En outre, le président de la République «a signé le 26 Rajab 1442, correspondant au 10 mars 2021, l’ordonnance 21-01 portant loi organique relative au régime électoral». Pour rappel, le Président Tebboune avait annoncé, le 18 février 2021, dans un discours à la Nation, la dissolution de l’APN et l’organisation d’élections législatives anticipées. Des élections qui devraient donner un nouveau paysage politique avec de fortes chances qu’aucun parti n’aura la majorité des sièges. Aux dernières législatives, tenues en 2017, le FLN et le RND, dans le cadre de l’Alliance présidentielle, avaient, à eux deux, la majorité absolue, ce qui ne devrait pas être le cas à la prochaine élection. Les engagements des autorités publiques pour l’organisation d’élections propres et transparentes devraient permettre l’ascension de nouvelles formations politiques et de représentants du peuple en mesure d’être à la hauteur de la confiance de leurs électeurs. Aussi, les prochaines législatives ne seront pas conditionnées par le poids de la «chkara», désormais interdite, et les listes de candidats, partisanes ou indépendantes, devraient miser sur la compétence et la base populaire pour convaincre et s’imposer. Des observateurs prévoient une véritable reconfiguration de la scène politique nationale, qui se traduira par le nombre des sièges que remporteront les uns et les autres au sein de la future chambre basse de la nation. Et à la place des partis d’allégeance, majoritaires, et ceux de l’opposition, minoritaires, l’on devrait assister à des groupes de formations issus de différentes obédiences. A citer, les partis nationalistes, les indépendants ainsi que les formations islamistes ou de gauche. Le cas échéant, la future Assemblée populaire ne devrait pas être une «boite d’enregistrement», mais une arène politique ou les jeux des alliances sera déterminant.

A. F.

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